Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

L'intersyndicale Midi-Pyrénées à la SNCF alerte sur la disparition des contrôleurs dans les trains

lundi 8 octobre 2018 à 21:44 - Mis à jour le mardi 9 octobre 2018 à 8:30 Par Magalie Lacombe, France Bleu Occitanie

Tous les syndicats de la SNCF s'unissent, sur le territoire midi-pyrénéen pour dire stop aux réorganisations que la direction prépare, en vertu de la convention TER signée avec le conseil régional et qui s'applique depuis le début de l'année.

Les syndicats dénoncent l'application de la convention TER signée avec le conseil régional d'Occitanie.
Les syndicats dénoncent l'application de la convention TER signée avec le conseil régional d'Occitanie. © Radio France - Bénédicte Dupont

Midi-Pyrénées, France

Tous les syndicats de la SNCF viennent d'écrire une lettre ouverte à la présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, inquiets de voir réduire les horaires d'ouverture de certains guichets et supprimer la présence systématique d'au moins un contrôleur par train

Risques d'incivilités 

Ces nouveautés doivent entrer en vigueur le 10 décembre prochain.  Selon l'intersyndicale,  la direction de la SNCF transfère ainsi l'ensemble des missions de sécurité des contrôleurs aux conducteurs des trains. Trois lignes de la région sont concernées : Toulouse / Foix et Toulouse / Montauban ; Colomiers / Arènes connaît déjà ces nouvelles règles depuis 2007. Les syndicats insistent sur l'augmentation des actes d'incivilités dans ces trains, ces dix dernières années.

Les craintes de Christophe Marre, secrétaire général de la CGT cheminots en Occitanie

La SNCF prévoit également de fermer certains guichets de gare, ou en tout cas de réduire les amplitudes horaires. Dans la région : Varilhes en Ariège, Cordes Vindrac dans les Haute-Pyrénées et Albi Madeleine dans le Tarn, vont fermer.

Si ce projet arrive à son terme, les syndicats se disent prêts à un conflit majeur.

Le maintien des petites lignes : une priorité, mais à quel prix ?

Le vice-président du conseil régional d'Occitanie en charge des mobilités et des infrastructures de transports, Jean-Luc Gibelin, tente de désamorcer les choses. "_Je vais recevoir les syndicats dans les prochains jours_" dit -il. Il rappelle que dans la Convention que la Région Occitanie a passée avec la SNCF en début d'année, "nous maintenons une présence humaine dans les gares et les trains".  Pour lui, "il y a des diminutions d'ouvertures de guichets, mais tout cela est bien inférieur à ce qui était prévu dans le plan TER 2020".   

Autre sujet d'actualité : l'avenir des petites lignes. Le patron de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, propose une palette de solutions aux Régions pour qu'elles réduisent les coûts de ces lignes où le trafic est moindre pour pouvoir les conserver. Jean-Luc Gibelin explique que le maintien de ces lignes est "une priorité forte" de la Région, qui s'est même engagée à en rouvrir 6 à l'échelle de l'Occitanie. "Nous devons rencontrer Patrick Jeantet cette semaine pour voir précisément les propositions qui peuvent être faites". Mais quand à la question "est-ce que la privatisation de certaine de ces lignes comme Toulouse-Latour de Carol ou Montréjeau-Luchon pourrait être une option ?", il n'a pas de réponse claire.  "Nous sommes en discussions serrées avec la SNCF" dit-il.

Réécoutez l'interview de Jean-Luc Gibelin, le vice-président de la Région en charge des transports

A LIRE AUSSI : La SNCF envisage de confier l'entretien de petites lignes au privé