Transports

Quelle place pour les petites gares sur la ligne Paris-Limoges ?

Par Fabienne Joigneault, France Bleu Creuse et France Bleu Limousin lundi 17 octobre 2016 à 10:29

L'intercité a-t-il vocation à s'arrêter dans les petites gares ? C'est oui, parfois, pour le comité de défense de St Sébastien
L'intercité a-t-il vocation à s'arrêter dans les petites gares ? C'est oui, parfois, pour le comité de défense de St Sébastien © Radio France - Stéphane Barbereau

Une centaine de personnes ont manifesté samedi à Saint-Sébastien, près de la Souterraine, contre le désengagement de la SNCF. Bertrand Giraud, président du comité de défense de la gare de St Sébastien, était notre invité ce lundi pour évoquer la place des petites gares sur la ligne POLT.

Comme Uzerche, en Corrèze, St Sébastien, en Creuse, fait partie des petites gares dont la desserte est en recul depuis plusieurs années. Samedi, une centaine de manifestants ont protesté contre la baisse de la présence au guichet et celle du nombre d'arrêt dans cette gare.

"Le guichet est encore ouvert un après-midi par semaine et on se bat, avec les élus de la région, pour que ce soit plus que ça", raconte Bertrand Giraud. Ce n'est pas un combat d'arrière-garde, explique-t-il, "parce qu'il y a plein de choses qu'on ne peut pas faire sur internet : les chèques vacances, le paiement en liquide, les cartes grand voyageur, les bons retard, et puis la plupart des gens aiment bien avoir un agent pour savoir tout ce qu'il y a".

Avant le cadencement, il y avait deux trains qui partaient de Paris à 3 minutes d'intervalle. L'un, direct, rapide de Paris à Limoges, et l'autre qui s'arrêtait partout. Et les deux étaient pleins ! " - Bertrand Giraud

"On sort à peine du cadencement qu'il va y avoir de nouveaux horaires et de nouvelles dégradations : Paris-St Sébastien va passer à plus de 3h au lieu de 2h50". Le sens de l'histoire, au bénéfice du plus grand nombre ? Non, répond, Bertrand Giraud, "Avant le cadencement, il y avait deux trains qui partaient de Paris à 3 minutes d'intervalle. L'un, direct, rapide de Paris à Limoges, et l'autre qui s'arrêtait partout. Et les deux étaient pleins ! "

Il y a une place pour le cabotage, estime Bertrand Giraud

Quant au dossier LGV Limoges-Poitiers que François Hollande dit vouloir relancer, c'est une "mauvaise chose pour la ligne POLT", dit Bertrand Giraud, car "le ministère l'avait clairement écrit : pour que la LGV soit rentable, il faudrait ramener la desserte POLT à 4, donc la sacrifier. On est en période électorale, mais après les élections il faudra revenir à la réalité".

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