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Transports

L'ouverture à la concurrence des TER est lancée

Les régions qui le souhaitent, peuvent à partir de ce mardi, passer des appels d’offres pour confier une partie des TER à un opérateur autre que la SNCF. Trois régions, Grand Est, Hauts-de-France et PACA devraient se lancer, suivie plus tard par la région Pays de la Loire.

 Les régions qui le souhaitent, peuvent à partir d'aujourd'hui, passer des appels d’offres pour confier une partie des TER à un opérateur autre que la SNCF
Les régions qui le souhaitent, peuvent à partir d'aujourd'hui, passer des appels d’offres pour confier une partie des TER à un opérateur autre que la SNCF © AFP - AMAURY CORNU / HANS LUCAS

Une directive européenne rend obligatoire l'ouverture à la concurrence des TER à partir de décembre 2023. D'ici là une première phase se met en place progressivement. À partir de ce mardi 3 décembre, les régions pourront continuer à traiter avec la SNCF ou organiser des appels d'offres. Compte tenu des procédures, les premiers "trains de la concurrence" ne rouleront pas avant la fin 2022.

Grand Est, Hauts-de-France et PACA en premier

Trois régions, Grand Est, Hauts-de-France et PACA devraient se lancer, suivies plus tard par la région Pays de la Loire. En revanche, l'Occitanie et la Bretagne sont bien plus frileuses. Quant à l'Ile-de-France, elle sera concernée entre 2023 et 2039, selon les lignes.

Les régions seront accompagnées par l’État, qui est soumis à la même règle pour les Intercités qu’il subventionne, et veut ouvrir les lignes Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon à la concurrence.

Les opérateurs allemands, italiens, la RATP et même la SNCF sur les rangs

Plusieurs compagnies pourraient répondre aux appels d'offres des régions. 

Transdev, filiale de la Caisse des dépôts et du groupe allemand Rethmann fait valoir son expérience en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas et en Suède. La compagnie gère aussi le tram-train de Mulhouse et exploite le petit train à crémaillère du Puy-de-Dôme et deux lignes locales en Bretagne.  

La RATP qui gère le métro parisien est candidate sur la région PACA et vient de s'allier à Getlink (l'ancien Eurotunnel) pour répondre aux appels d'offres dans le Grand Est et les Hauts-de-France. Elle-même menacée par l'arrivée prochaine de la concurrence sur son marché historique, l'entreprise publique fait valoir son expérience dans l'exploitation de plusieurs lignes de RER en région parisienne ainsi que du Gautrain, un train régional reliant Johannesburg à Pretoria en Afrique du Sud. 

L'opérateur publique italien Trenitalia via sa filiale Thello fait déjà rouler un nocturne Paris-Venise et des trains entre Marseille, Nice et Milan. Concurrencé en Italie, la compagnie a indiqué qu'elle souhaitait participer aux appels d'offres des TER et se lancer sur le marché de la grande vitesse en France.   

L'allemand Arriva filiale de la Deutsche Bahn, fait rouler des trains régionaux en Allemagne, au Danemark, au Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Suède et en République tchèque.   

Moins connue, Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais NS exploite des trains régionaux en Allemagne et au Royaume-Uni.  

L'Opérateur du métro de Hong Kong, MTR exploite le métro de Stockholm, et fait actuellement rouler des trains en Australie, au Royaume-Uni et en Suède.    

La SNCF elle-même, via Keolis, filiale de transports publics de la SNCF est un opérateur en Allemagne, aux Etats-Unis, au Pays-Bas et au Royaume-Uni. La SNCF pourrait la faire répondre à des appels d'offres pour des lignes suburbaines, afin de présenter une offre 

Quid des TGV ?

La SNCF devra également, à partir de décembre 2020, partager ses créneaux de circulation des TGV inOui, Ouigo et ceux de ces filiales Thalys et Eurostar avec ses concurrents s'il en existe. Ceux-ci devront y mettre le prix : il va falloir trouver du matériel homologué pour circuler en France, recruter des conducteurs, s'occuper du marketing et de la vente de billets, etc. 

Parmi les candidats, la société publique italienne Trenitalia est intéressé par la ligne Paris-Lyon-Milan et l'espagnole Renfe sur le Lyon-Marseille.  

Quant à FlixTrain, la version ferroviaire de FlixBus, a annoncé son intention de faire circuler des trains classiques sur les liaisons Paris-Bruxelles, Paris-Lyon, Paris-Nice, Paris-Toulouse et Paris-Bordeaux.

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