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Transports

La colère des salariés et sous-traitants de la société de trottinettes Lime à Marseille

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Par , France Bleu Provence

Une quarantaine d'employés et de sous-traitants de l'opérateur de trottinettes électriques Lime ont manifesté devant la mairie de Marseille ce mercredi 16 octobre. Ils craignent de perdre leur emploi puisque la Ville n'a pas retenu cette société dans son appel à projet.

Les salariés et sous traitants de la société Lime ont manifesté avec leurs trottinettes électriques
Les salariés et sous traitants de la société Lime ont manifesté avec leurs trottinettes électriques © Radio France - MV

Marseille, France

"150 emplois détruits par la mairie de Marseille", indique une affiche collée sur le parvis de l'Hôtel de ville ce mercredi 16 octobre. Une quarantaine de salariés et de sous-traitants de la société de trottinettes électriques Lime ont manifesté avec des casques et des t-shirts blancs, inquiets pour leur avenir. Après l'éviction de Lime suite à l'appel à projet de la mairie, la société aux fameux deux roues verts, doit retirer tous ses engins d'ici le 21 octobre. La ville de Marseille n'a en effet retenu que trois opérateurs, autorisés à déployer 2.000 trottinettes électriques chacun : les sociétés Bird, Circ et Voï. 

Une cinquantaine de salariés et une centaine d'auto-entrepreneurs au pied du mur

La société Lime a pourtant était la première à mettre à disposition des Marseillais des trottinettes électriques, au mois de janvier 2019. Elle a donc embauché une cinquantaine de personnes et collabore avec une centaine d'indépendants, des "juicers", chargés de récupérer les trottinettes chaque jour pour les recharger. "J'ai investi plus de 20.000 euros pour créer ma société, acheter un fourgon et au final, tout s'arrête. Je ne toucherai même pas le chômage", déplore Karim. "On a été les pionniers. Quand on a eu des problèmes avec des trottinettes jetées à l'eau, on a mis en place des médiateurs pour que ça s'arrête et on a récupéré tous les engins dans la mer. Tout ça pour qu'on termine au chômage", regrette Jérôme, porte-parole des salariés et mécanicien pour Lime. 

La mairie confirme son choix mais s'engage à recevoir les manifestants

De son côté, la mairie de Marseille justifie son choix. "Dans son dossier pour répondre à l'appel à projet, Lime a fait preuve d'un non professionnalisme caractérisé. Ses représentants l'ont reconnu eux-même", s'exclame Jean-Luc Ricca, adjoint au maire en charge de la circulation et du stationnement. Selon lui, la société Lime n'a pas répondu aux exigences financières et techniques. "En revanche, la situation des salariés me préoccupe. J'ai donc demandé aux trois opérateurs choisis de prendre contact avec la société Lime. Ils m'ont promis de le faire. Ils pourront ensuite recevoir ceux qui ont le profil de travailler dans leur propre société", explique l'élu. 

Jean-Luc Ricca s'est engagé à rencontrer les salariés de Lime. Ces derniers ont interpellé le maire, Jean-Claude Gaudin, pour demander une réunion.

Les trottinettes électriques Lime seront retirées des trottoirs marseillais avant le 21 octobre - Radio France
Les trottinettes électriques Lime seront retirées des trottoirs marseillais avant le 21 octobre © Radio France - MV
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