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Transports

La colère des transporteurs routiers monte dans la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les transporteurs routiers accordent leurs violons en cette rentrée sur la meilleure manière de signifier leur colère au gouvernement qui a annoncé une aide fiscale réduite sur le gasoil. Exemple dans une PME de l'agglomération stéphanoise : les transports Lardon, à Veauche.

Les transports Lardon sont spécialisés dans l'acheminent de conteneurs maritimes.
Les transports Lardon sont spécialisés dans l'acheminent de conteneurs maritimes. © Radio France - ER

Veauche, France

La Fédération nationale des transports routiers a réuni ses instances ce mercredi avant de se coordonner avec les autres organisations pour décider d'un plan d'action contre le gouvernement. Au début de l'été le secteur a menacé d'une grève à la rentrée. Principal motif de cette mobilisation : une aide fiscale réduite sur le diesel. Jusqu'à présent les transporteurs se faisaient rembourser 18 centimes par litre de gasoil. L'exonération doit tomber à 16 centimes l'année prochaine. 

Au total, le gouvernement compte récupérer 140 millions d'euros pour les réaffecter à l’agence de financement des infrastructures."On aimerait bien les voir ces infrastructures ! Parce que nous à Saint-Étienne, on en aurait bien besoin. On paie, on paie mais nous on n'a rien", commente, amer, Pierre-Jean Lardon en faisant notamment allusion au projet d'A45.  Le dirigeant des Transports Lardon, entreprise de transports de conteneurs maritimes, estime ce déremboursement à 35 voire 40 000 euros en moins dans sa trésorerie. "Ça n'est pas une paille, ça va peser sur notre capacité d'investissement, tel camion qu'on voulait changer pour un véhicule moins consommateur de carburant, finalement on va le garder." 

400 entreprises et 4 000 emplois dans la Loire

Ce jeune patron a repris le travail lundi le cœur gros, estimant déloyale l'attitude de l'État : "l'écotaxe a été abandonnée parce que nous avons accepté de payer quatre centimes de plus par litre de gasoil. Et _ça devait être pour solde de tout compte_, l'État considérait qu'on contribuait largement assez aux infrastructures. Et là il nous dit que non finalement on va de nouveau vous demander de l'argent. C'est déloyal", conclut Pierre-Jean Lardon. 

Dans la Loire, 400 entreprises font du transport de marchandises ou de la location pour le transport routier et font travailler 4 000 personnes. Le secteur met par ailleurs en avant ses efforts pour réduire ses émission de gaz à effet de serre : - 24 % depuis 2001, assure-t-il. "Certes on roule au diesel mais on ne fume plus quand on passe un rapport, on n'a plus besoin de faire un double débrayage comme on faisait", souligne Jérôme Fichet, fier d'être conducteur poids-lourd depuis 19 ans et fatigué d'être uniquement considéré comme un gros pollueur.  

La transition s'amorce doucement dans la Loire.  Un groupe de routiers et d'autocaristes s'est mis d'accord pour installer la première station de ravitaillement en gaz l'an dernier, près de l'A72 du côté du Pont-de-l’Âne à Saint-Étienne. "D'autres stations sont en cours d'étude sur Montbrison notamment", précise Cédric Jouffre. Il est co-gérant de SRT à Saint-Étienne et TransRoche à Roche-la-Molière. "Mais pour l'instant il n'y en a qu'une. Si elle tombe en panne, ça pose d'autres problèmes. Après, il y a le temps passé pour recharger les véhicules", ajoute celui qui anime un club de transition énergétique au sein de la fédération des transports de voyageurs dans la Loire. "Ça nous prend bien 40-45 minutes pour faire un plein de gaz contre 10-12 minutes pour un véhicule diesel". Et de regretter l'absence d'incitation fiscale de ce côté alors que les véhicules "coûtent 30 à 40% plus cher" et que ça implique une mise aux normes des dépôts estimée entre 30 et 50 000 euros à l'échelle de son entreprise.  

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