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Transports

La compagnie maritime régionale prendra-t-elle un jour la mer ?

mercredi 25 juillet 2018 à 20:18 Par Hélène Battini, Jérôme Susini et Olivier Castel, France Bleu RCFM

L'avenir de la compagnie maritime régionale est-il remis en question ? L'achat des deux navires de la Corsica Linea pour 10 M€ par la collectivité de Corse est, en tout cas, considéré comme une charge financière disproportionnée, selon un rapport qui sera étudié ces deux jours à l'assemblée.

Le Paglia Orba, l'un des deux navires censés constituer la flotte de la future compagnie maritime régionale
Le Paglia Orba, l'un des deux navires censés constituer la flotte de la future compagnie maritime régionale © Radio France - RCFM

Corse, France

D'après l'expertise du cabinet maritime et fluvial Evrard, au vu de l'ancienneté des bateaux (26 et 29 ans) et des dépenses à prévoir - très vite - pour satisfaire la réglementation environnementale notamment, il est "purement et simplement proposé aux élus de renoncer à leur acquisition". 

En effet ce rapport estime que les deux navires, le "Paglia Orba" et le "Monte d'Oro", qui devaient être cédés à la région par la Corsica Linea pour quelques 10 millions d'euros, s'avèrent être une bien mauvaise opération pour la Collectivité de Corse. 

La présidente de l'Office des transports d'accord pour renoncer aux navires mais pas à la compagnie

Le cabinet Evrard propose de renoncer à l'acquisition des bateaux. Ces navires, en fin de vie, ne pourraient être encore exploités que pendant 6 à 9 ans tout au plus. Leur rénovation engendrerait des coûts non négligeables. Dans le cas où ces investissements resteraient économiquement viables, les coûts d'exploitation, eux, augmenteraient. Enfin, des dispositifs de traitement des eaux de ballasts sont exigés à l'étranger. Un surcoût annoncé, là encore.

Vanina Borromei, la présidente de l'office des transports, prend acte de ces conclusions, et affirme qu'il faut "très objectivement proposer à l'assemblée de Corse de renoncer à ces acquisitions". 

Pour autant, l'avenir de la compagnie régionale ne serait pas remis en cause et l'achat d'autres navires reste envisageable, selon la présidente. 

L’objectif à partir du 1er janvier 2021 est bien la mise en place de la future compagnie maritime dans le cadre de société d'économie mixte à usage unique (SEMOP) et d’une SEM d’investissement. Ce qui va évoluer, c’est notre réflexion sur l’outil naval. Juridiquement, la SEMOP a une durée de vie de 10 ans, et ces navires ne pouvaient pas rentrer dans les cadres que nous nous étions fixés. Dès le mois de septembre, nous allons convoquer les membres de la commission de faisabilité de la compagnie. Nous avons un an pour le faire et je ne doute pas que nous pourrons le faire. 

Une possibilité serait toujours d'actualité, celle que la collectivité de Corse soit entièrement propriétaire des navires.