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La grève des bus de l'agglomération de Perpignan se poursuit après l'échec des négociations

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Par , France Bleu Roussillon
Perpignan, France

Le mouvement de grève se poursuit à la CTPM, pour le 12e jour consécutif. De nouvelles négociations ont eu lieu ce vendredi entre les syndicats et la direction de Vectalia, mais elles n'ont pas abouti.

Pas de bus aux arrêts depuis plus de 10 jours.
Pas de bus aux arrêts depuis plus de 10 jours. © Radio France - Charlotte Coutard

Pas de sortie de crise en vue à la CTPM ! Ce samedi, c'est le 12e jour de grève des salariés (le mouvement a commencé le mardi 18 avril).

Aucun bus ne circule à Perpignan et dans son agglomération. Les employés ont cessé le travail pour demander des véhicules en meilleur état, plus de sécurité dans les bus, et des augmentations de salaires.

Nouvel échec des négociations

Des négociations avec la direction de Vectalia ont bien eu lieu ce vendredi après-midi pendant plusieurs heures, jusqu'à 20h15, mais elles n'ont rien donné. Pourtant ce vendredi matin, les salariés avaient fait un geste envers la direction, en débloquant l'un de deux dépôts, celui des transports scolaires. Les cars scolaires ont donc pu circuler dès ce vendredi soir, mais pas les bus de ville.

"Le directeur général s'en est allé en week-end." (Alban Duveau, CFDT).

Malgré le déblocage du dépôt, les négociations n'ont rien donné, ce que regrette Alban Duveau, délégué CFDT. "C'est un geste qu'on a fait envers la direction, car rien ne se faisait de leur part, donc on a montré une certaine volonté. Suite à ça, on a été contacté, mais avec des propositions qui n'en étaient pas, et on reste sur un constat d'échec. Le directeur s'en est allé en week-end. Aucun effort ne veut être fait par la direction, ils sont fermés à la négociation".

Une grève difficile pour les salariés

Mardi, ça fera deux semaines que les salariés sont en grève, et la situation commence à se tendre. "On a des pères de famille, des mères de famille, et c'est vraiment pas la joie. Ce n'est pas de gaieté de cœur que les gens viennent faire grève. On y est 24H/24, on fait des roulements, c'est vraiment très pénible", détaille Alban Duveau.

"C'est un combat à l'usure" (Franck Raynaud, CGT).

"Je pense que c'est un combat à l'usure, mais que vont-ils gagner là-dedans ? Pas grand chose parce qu'il règne un climat qui est vraiment délétère", poursuit Franck Raynaud, délégué CGT.

Les grévistes en appellent aux élus pour débloquer la situation

Les grévistes se sentent véritablement méprisés par leur direction. "Le mépris on l'a bien senti dans la manière qu'ils ont de négocier avec nous, on est devant un mur, c'est un dialogue de sourds. Ce qui nous interpelle, c'est pourquoi et comment on nous laisse dans une situation pareille ?" se demande Franck Raynaud, délégué CGT. "Il y a quand même des responsables politiques au niveau du transport, il faut trouver quelqu'un qui puisse dénouer cette situation. On est complètement isolé. On a fait quand même preuve de bonne volonté, on a rouvert le dépôt qui posait un problème par rapport aux cars scolaires, pour bien montrer aux gens qu'on voulait entrer dans la discussion. Mais la direction ne veut strictement rien entendre".

"On est devant un mur, c'est un dialogue de sourds" (Franck Raynaud, CGT).

"Il faudrait que l'on soit entendu maintenant, que les élus de l'agglomération et de la mairie de Perpignan interviennent aujourd'hui, ça devient vraiment nécessaire. Tout le monde est concerné, ça devient vraiment critique, on est vraiment en crise", prévient Alban Duveau de la CFDT.

Les cars scolaires circuleront bien à partir de mardi

De son côté, la direction de Vectalia affirme dans un communiqué avoir pris des engagements concernant les conditions de travail, la sécurité, l'achat de véhicules, et fait des propositions pour des revalorisations des salaires. Des propositions qui n'ont pas été acceptées par les salariés. La direction dit "regretter que les négociations n'aient pas abouti", et dit "rester à la dispositions des syndicats pour maintenir le dialogue social".

Mais même si les salariés restent en grève, s'ils n'ont pas obtenu gain de cause, ils promettent de ne pas bloquer de nouveau le dépôt des cars scolaires mardi. Le transport scolaire sera bien assuré. Le deuxième dépôt, celui des bus de ville, lui reste bloqué.

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