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La justice ordonne à la RATP de remettre des plexiglas dans ses bus pour protéger les conducteurs

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Les parois en plexiglas ont été enlevées mi-février pour permettre le retour de la vente des tickets à bord. La cour d'appel de Paris, saisie par la CGT, estime qu'il existe un risque pour les salariés et ordonne à la RATP de les remettre.

La reprise des ventes de tickets à bord des bus a eu lieu mi-février, après avoir été interrompue près d'un an
La reprise des ventes de tickets à bord des bus a eu lieu mi-février, après avoir été interrompue près d'un an © Radio France - Gilles Halais

Bientôt le retour des parois en plexiglas dans les bus. La cour d'appel de Paris a ordonné jeudi à la RATP de remettre ces protections dans tous ses bus, "compte tenu de l'aggravation de l'épidémie" de Covid-19. La justice, saisie par la CGT, précise que leur retour est "une mesure provisoire", pour trois mois, le temps d'une concertation dans l'entreprise. 

Ces parois en plexiglas, qui protègent la cabine du conducteur, avait été enlevée mi-février pour permettre la reprise de la vente à bord des tickets. Cette décision, prise par la RATP à la demande d'Ile-de-France Mobilités, avait suscité la colère de la CGT RATP Bus. Elle avait appelé à la grève et entamé une action en justice. Débouté en première instance, le syndicat a obtenu gain de cause en appel. La cour d'appel a par ailleurs condamné la RATP à lui verser 6000 euros.

Un risque pour les salariés

Dans son arrêt, la cour d'appel considère que "les mesures définies par la RATP pour reprendre la vente" des tickets à bord des bus "ne sont pas suffisantes et comportent un risque pour la santé et la sécurité des salariés du département Bus". La cour juge "prématurée la décision de la RATP de reprendre la vente à bord (...) dans les conditions qu'elle a définies", avec masques, gel hydroalcoolique, protocoles de décontamination mais sans les parois en plexiglas installées depuis le premier déconfinement. 

Rappelant "l'aggravation du pic épidémique liée à l'apparition de variants", la cour relève que l'inspection du travail et "les médecins du travail du département Réseau de surface" de la RATP avaient critiqué la décision de reprendre la vente à bord des bus en retirant les parois en plexiglas.

Les conducteurs rassurés

Cette décision satisfait la CGT. "Cela va dans le bon sens et met en responsabilité la direction de la RATP qui a mis en danger les conducteurs", estime Cemil Kaygisiz, délégué syndicat CGT RATP Bus. "Cela va rassurer les agents, surtout qu'avec l'arrivée des variants, on avait de plus en plus de de cas de Covid", assure le syndicaliste.

La RATP, jointe par France Bleu Paris, dit "prendre acte de cette décision de remettre les parois en plexiglas le temps de poursuivre les concertations avec les représentants du personnel". L'entreprise n'a pas donné de date sur la remise de ces parois. La cour d'appel a donné sept jours à la RATP pour le faire, sous peine d'une astreinte de 3000 euros par jour et par bus. La régie parisienne rappelle par ailleurs que la vente des tickets à bord a repris depuis septembre sur les réseaux de grande couronne opéré par Keolis et Transdev.

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