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Transports

La mairie de Paris va commencer à verbaliser les trottinettes sur les trottoirs

mardi 6 novembre 2018 à 15:45 Par Nicolas Olivier, France Bleu Paris et France Bleu

Alors que les trottinettes électriques gagnent chaque jour du terrain dans les rues de la capitale, Paris veut réguler ces nouveaux modes de déplacement. Parmi les mesures annoncées ce mardi, la possibilité de verbaliser la circulation ou le stationnement sur les trottoirs.

La mairie de Paris veut créer un cadre pour les nouveaux engins de mobilité urbaine.
La mairie de Paris veut créer un cadre pour les nouveaux engins de mobilité urbaine. © Maxppp - Bruno Levesque

Paris, France

Une amende pour une trottinette gênante, ou qui circule à toute allure sur le trottoir... A Paris, c'est pour bientôt. La mairie a annoncé ce mardi la mise en œuvre de 7 mesures pour réguler l'usage des EDP, les engins de déplacement personnel. Ces petits véhicules individuels (trottinettes électriques, gyropodes, hoverboards...), dont le développement s'est accéléré depuis un an avec l'essor du free-floating, commencent à menacer la sécurité des piétons. En l'absence de cadre juridique, la ville prend les devants pour "faciliter la cohabitation pacifique des différents modes de transport". Ce sont surtout les trottinettes électriques qui sont dans le viseur de la municipalité.

Ce qui peut être verbalisé

Ainsi, pour mettre fin à l'anarchie sur les trottoirs parisiens, la ville a décidé de sévir. Les agents municipaux pourront désormais verbaliser les trottinettes électriques circulant manifestement trop vite au milieu des piétons. Concernant le problème de l'encombrement des trottoirs, la mairie indique que des solutions spécifiques de stationnement seront prochainement proposées. Des espaces réservés et identifiés par un marquage au sol sont en cours d'expérimentation dans les 2e et 4e arrondissements. Mais en attendant, les trottinettes en libre-service déposées sur le trottoir sont seulement tolérées. Et encore, à condition qu'elles ne gênent pas le cheminement des piétons. Le cas échéant, la ville "se réserve le droit de verbaliser et de mettre les véhicules gênants en fourrière". Ce serait alors aux sociétés comme Lime ou Bird de payer la facture.

L'entreprise Lime a comptabilisé 100.000 locations de trottinettes électriques à Paris rien qu'en juillet 2018. - Radio France
L'entreprise Lime a comptabilisé 100.000 locations de trottinettes électriques à Paris rien qu'en juillet 2018. © Radio France - Emilie Defay

Les autres mesures

L'exécutif parisien a aussi prévu un volet prévention avec une campagne de communication axée sur le respect de la sécurité des piétons. On ignore sur quel support elle sera diffusée, mais elle devrait mettre l'accent sur le port du casque et le respect du code de la route. Enfin, la mairie proposera à tous les nouveaux opérateurs de free-floating de signer une charte de bonnes pratiques. Et elle remettra sur la table la question sensible de la redevance, que ces entreprises devront payer au titre de l'exploitation commerciale de l'espace public.

Cet ensemble de mesures était attendu. Le groupe d'opposition "Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants" venait juste de déposer un vœu pour encadrer l'utilisation de ces nouveaux engins de mobilité urbaine, lors du prochain Conseil de Paris (14 au 16 novembre). 

Pour le moment c'est la loi de la jungle. Personne ne respecte rien. Il est urgent d'encadrer la réglementation et le mode de fonctionnement. Jérôme Dubus, porte-parole du groupe PPCI au Conseil de Paris.

Pour l'hôtel de ville, cette annonce sert aussi à inciter le gouvernement à légiférer au plus vite. "La réglementation aujourd’hui est assez floue, explique Christophe Nadjovski l'adjoint à la maire en charge des transports, de la voirie, des déplacements et de l’espace public. Ces nouveaux engins de déplacement personnel ne sont pas considérés comme des véhicules, donc on ne sait pas exactement où ils sont autorisés à circuler. En tout état de cause, leur place n'est pas sur les trottoirs mais sur la chaussée donc nous demandons à la ministre des Transports un cadre juridique qui donne une existence à ces véhicules qui n'en ont pas. En attendant, nous agissons".

ECOUTEZ - Christophe Najdovski, l'adjoint à la maire de Paris en charge des transports.