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La métropole de Montpellier dévoile la première phase de son plan gratuité des transports

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Par , France Bleu Hérault

À partir du samedi 5 septembre, l'accès aux bus et aux tramway sera gratuit pour tous les habitants de la métropole, mais le week-end dans un premier temps. La gratuité en semaine pour les jeunes et les seniors viendra ensuite, puis la gratuité pour tous les habitants de la métropole d'ici 3 ans.

Michael Delafosse, Président de la métropole de Montpellier et Julie Frêche, vice-présidente déléguée aux transports et mobilités
Michael Delafosse, Président de la métropole de Montpellier et Julie Frêche, vice-présidente déléguée aux transports et mobilités © Radio France - Guillaume Roulland

Dans quelques jours, Montpellier va devenir la première métropole et plus grosse ville de France à proposer aux usagers des transports en commun de voyager gratuitement. Uniquement le week-end dans un premier temps.

Beaucoup d'autres villes en France l'appliquent déjà. D'autres, qui ont élu de nouveaux maires en juin dernier, vont aussi leur emboîter le pas.

Mais pour reprendre les propres termes de Maxime Huré, Président du comité scientifique de l'Observatoire des villes du transports gratuit, une structure qui propose d'accompagner ces villes dans la mise en application de cette gratuité, "Montpellier ne sera pas seulement un laboratoire, mais un exemple pour d'autres villes françaises ou du monde".

C'est donc avec le sourire que Mickael Delafosse, qui avait pris tout le monde de court en annonçant cette mesure dès la rentrée scolaire 2019, a présenté ce mercredi après-midi la première phase de ce plan.

Un plan en trois phases distinctes : gratuité le week-end à compter du samedi 5 septembre pour tous les habitants de la métropole, puis gratuité en semaine pour les jeunes et les seniors (mais on ignore encore quand exactement), puis enfin gratuité pour tous les habitants de la métropole, en semaine et le week-end d'ici le milieu du mandat de Mickael Delafosse.

Cette mesure ne concerne donc que les habitants des 31 communes de la métropole. Tous les autres, vont devoir continuer à acheter leur titre de transports, soit sous forme de ticket, soit via un abonnement traditionnel.

Mais attention, gratuité ne veut pas dire non plus que tout le monde pourra désormais monter dans le tramway ou dans les bus sans rien faire.

Pour pouvoir bénéficier de cette gratuité, il faudra se munir d'un Pass week-end gratuit qu'il faudra valider lors de chaque montée dans le bus ou le tramway. 

Ce Pass peut étre obtenu sur le site de la TAM mais aussi sur l'application M'Ticket TAM. Il suffira pour cela de scanner une photo d'identité, une pièce d'identité et un justificatif de domicile, et en quelque clics, vous obtiendrez un QR Code valide. 

Pour ceux qui n'ont pas l'application ou qui fuient internet, il sera possible d'intégrer ce Pass sur une carte TAM traditionnelle, à un guichet de la TAM, là aussi en fournissant les 3 documents précédemment cités. 

Gratuité ne signifie pas non plus absence de contrôles à bord. Ils continueront. Mickael Delafosse a d'ailleurs aussi hier confirmé son intention de créer une police des transports

Et puis pour ne pas fâcher les abonnés qui n'habitent pas la métropole, une baisse de 10% des abonnements va quand même être proposée à partir du 15 septembre, quand le prochain conseil de Métropole l'aura entériné.

"C'est une vraie révolution pour les services de la TAM et pour le transport en général. Montpellier est la 1ère métropole qui ose aller vers cette gratuité" reconnait Luc Egoumenides, le directeur général de la TAM, dont les équipes ont du travailler avec acharnement pendant tout l'été afin que tout soit prêt pour cette rentrée.

Une gratuité qui avait suscité pendant la campagne électorale une réelle opposition, en particulier de la part de ceux qui plaidaient d'avantage en faveur d'une mesure permettant d'aider les personnes les plus défavorisées à prendre plus facilement les transports en commun. 

Mais Julie Frêche, vice-présidente déléguée aux transports et aux mobilités actives, continue de la défendre avec acharnement.

"Pour nous, la gratuité c'est la suite logique de la tarification sociale et solidaire. Cette mesure nous permet de mettre en place une écologie incitative, de _permettre aux usagers de faire le choix d'une mobilité vertueuse_. Et elle s'inscrit dans le cadre d'un plan de mobilités beaucoup plus global avec le prolongement de l'expérimentation sur les pistes cyclables provisoires, la généralisation des zones à 30 kmh ou encore la finalisation de la ligne 5 du tramway."

Reste à savoir maintenant si cette gratuité ne risque pas de provoquer de gros rushs dans le tramway de Montpellier le week-end. Ce qui, en cette période de pandémie, peut poser soucis.

Mickael Delafosse en a conscience, mais s'en tire par une pirouette: "Si cela pose de nouveaux problèmes, on les réglera les uns après les autres !"

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