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Transports

La ministre des transports a testé le bus à haut niveau de service d'Amiens

lundi 15 avril 2019 à 11:51 Par François Sauvestre, France Bleu Picardie

Élisabeth Borne, ministre des transports est en déplacement pour deux jours dans les Hauts-de-France. Pour sa première étape, elle a testé le nouveau bus à haut niveau de service d'Amiens. Un projet «précurseur» pour la ministre qui à aussi évoqué les problèmes de réseau ferroviaire.

La ministre des transports Élisabeth Borne
La ministre des transports Élisabeth Borne © Radio France - François Sauvestre

Amiens, France

Son intercité de 9h22 est arrivé à l'heure. «Vous avez eu de la chance», glisse un élu à Élisabeth Borne en référence aux nombreux retards sur cette ligne. La ministre des transports, en déplacement pour deux jours dans les Hauts de France fait une première étape à Amiens ce lundi matin. 

Un BHNS «précurseur»

Elle est d'abord venue tester le bus à haut niveau de service avant de rencontrer les élus locaux pour discuter de mobilités et notamment des problèmes de réseaux ferroviaires dans la grande région. A sa sortie du train, Élisabeth Borne à embarqué dans un «Nemo», le nouveau bus à haut niveau de service d'Amiens. La ministre des transports a visité le centre d'exploitation et de maintenance basé à Rivery dans la métropole.

Élisabeth Borne à salué «un projet précurseur» et indiqué qu'Amiens à vocation à être «un exemple». Deux bus amiénois seront d'ailleurs exposés à Metz les 5 et 6 mai prochains lors du G7 des ministres de l'environnement. 

10,5 millions d'euros de l’État 

L'état à participé financièrement à hauteur de 10,5 millions d'euros dans ce projet qui coûte au total 85 millions. Un financement réalisé dans le cadre du contrat de territoire, signé par l'ex premier ministre, Bernard Cazeneuve en mars 2017. A propos de la gratuité des transports publics, réclamée par certains et bien partie pour s'imposer comme un thème important des prochaines municipales, la ministre estime qu'il faut étudier les dossiers "au cas par cas". 

Elisabeth Borne, ministre des transports

La ligne Amiens-Paris et le barreau TGV au menu

Également attendue au tournant sur le transport ferroviaire, Élisabeth Borne a répondu aux élu lors d'une réunion en fin de matinée en préfecture. Sur la qualité de la liaison Amiens-Paris, la ministre est "consciente de la difficulté" liée aux retards et aux annulations. Mais elle rappelle que dans le cadre du transfert de gestion au profit de la région, l’État investit 400 millions d'euros pour l'achat de trains neufs qui seront livrés à partir de cet automne. 

Sur le barreau Roissy-Picardie, ces quelques kilomètres de voies qui permettront de relier Amiens au réseau à grande vitesse, Élisabeth Borne a mis les choses au clair encore une fois. "Il y a eu peut-être des annonces un peu maladroites qui ont été faîtes par la SNCF sur le fait que le calendrier glisserait. J'ai pu confirmer que c'est un projet prioritaire dont l'enquête publique doit se dérouler l'an prochain et les travaux doivent être lancés avant la fin du quinquennat". 

Elisabeth Borne, ministre des transports

Une mise au point reprise au bond par Alain Gest qui n'a pas digéré que la SNCF évoque 2027 ou 2028 pour une mise en service plutôt que 2025. Le président d'Amiens Métropole, "toujours méfiant", dans ce dossier dont on parle depuis trente ans mais qui a constaté "avec plaisir" que la ministre a "indiqué que ce dérapage dans les délais était tout à fait anormal et inexcusable".

Alain Gest, président d'Amiens Métropole

Canal Seine Nord

Enfin le dossier du canal Seine Nord Europe a également été évoqué lors de cette réunion. pas d'annonce là non plus mais des confirmations de la part d’Élisabeth Borne. "Le gouvernement a prévu de mettre dans la loi d'orientation des mobilités la régionalisation de la société de projet", détaille la ministre qui précise aussi que l’État est "en train de boucler le financement et notamment la part qui lui revient".