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L’autoroute A75 pourrait devenir payante entre Clermont-Ferrand et Béziers, la contestation s'organise

Béziers, France

La CGT appelle l'ensemble des salariés de la DIR du Massif central à une grève reconductible à partir de ce mardi. Une manifestation est aussi prévue à Montpellier. Le syndicat est persuadé que la gratuité de l'A75 est menacée.

 L'autoroute A75 appelée aussi  "Meridienne"
L'autoroute A75 appelée aussi "Meridienne" © Maxppp - Tim Somerset

L'autoroute A75 deviendra t-elle un jour payante ? Ce projet ne date pas d'aujourd'hui, mais cette fois, l'idée serait bien avancée, à en croire la CGT. Le projet pourrait en effet figurer dans la prochaine loi d'orientation sur les mobilités. Le syndicat majoritaire à la Direction interdépartementale des routes du Massif central appelle donc les 580 salariés à cesser le travail dans l'Hérault, la Lozère, le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire, l'Aveyron, et le Cantal. Le préavis de grève est reconductible. Une manifestation est par ailleurs prévue à Montpellier ce mardi à 10h place Zeus. 

L'autoroute A75, longue de 335 km, traverse six départements

À en croire le syndicat, l’État aurait l’intention de faire payer les usagers de cet axe gratuit, appelé aussi "La Méridienne",  une 2x2 voies construite au départ pour désenclaver le Massif central reliant Clermont-Ferrand à Béziers. Le ministère des transports planche actuellement sur son projet de loi d'orientation sur les mobilités (LOM). Les mesures doivent être présentées d'ici la fin du mois de mai en conseil des ministres, d'après la CGT. Au plus tard cet été.

Les récentes déclarations de la ministre des transports Élisabeth Borne ne sont "pas rassurantes", selon Vincent Malon, le représentant de la CGT à la DIR du Massif central.

Vincent Malon le représentant de la CGT à la DIR du Massif central.

25.000 véhicules utilisent quotidiennement cet axe 

La gratuité remonte à 1987. Il avait été décidé au cours d'un comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire que l'axe A75 devait être réalisé aux normes autoroutières et sans péage pour "favoriser le développement économique et touristique du Massif central". Pour l'instant, Seul le viaduc de Millau, concédé à la société Eiffage est actuellement payant.

L'ancien ministre et maire de Millau Jacques Godfrain ne croit pas un instant à la fin de la gratuité : "C'est impensable techniquement", dit le président de l'association des usagers de  l'A75.

Jacques Godfrain, le président de l'association des usagers de l'A75

Le gouvernement cherche des fonds pour entretenir les nationales et autoroutes 

"Il n'est pas question de payer plus de taxes que nous n'en payons aujourd'hui, ni sous forme de taxe kilométrique, ni sous forme de vignette", explique à France Bleu Hérault, Françoise Gleize, la représentante régionale de la fédération nationale des transporteurs routiers (syndicat de patrons de grosses entreprises)

Françoise GLEIZE, la représentante régionale de la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers

L'UNOSTRA, qui représente plus d'un millier de transporteurs routiers (PME)  ne croit pas un instant à la fin de cette gratuité.  "On n'est pourtant pas l'abri", dit Sandrine Bachy la représentante nationale de l’UNOSTRA.  

Sandrine Bachy la représentante nationale de l’UNOSTRA

Pour la CGT, cet axe doit rester gratuit. Il ne faut pas renouveler les erreurs du gouvernement de Dominique de Villepin en 2005-2007, en privatisant les routes, insiste le syndicat.

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