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Transports

La navette fluviale testée en ce moment à Rouen

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Une navette fluviale est mise en place gratuitement depuis lundi 15 juillet 2019 à Rouen. Elle permet de traverser la Seine entre le pont Flaubert et le pont Guillaume-le-Conquérant. Il s'agit d'une phase de test avant une éventuelle installation permanente d'ici quelques années.

L'expérimentation a lieu jusqu'au 15 novembre entre les ponts Flaubert et Guillaume-le-Conquérant.
L'expérimentation a lieu jusqu'au 15 novembre entre les ponts Flaubert et Guillaume-le-Conquérant. © Radio France - Noémie Lair

Rouen, France

Les Rouennais ont désormais un nouveau moyen de rejoindre la rive gauche ou la rive droite depuis ce lundi 15 juillet 2019. Ils peuvent en effet emprunter une navette fluviale située entre les ponts Flaubert et Guillaume-le-Conquérant.

Ce nouveau type de transport en commun est mis en place pour quatre mois, jusqu'au 15 novembre, afin d'étudier ses avantages et ses inconvénients. Car si tout le monde s'accorde sur la nécessité d'ajouter un moyen de traverser entre ces deux ponts - surtout face au développement des quartiers à l'ouest du cœur de la ville - l'outil, lui, divise. Certains, dont le président de la métropole de Rouen Frédéric Sanchez, préfèrent à la navette une passerelle piéton-vélo.

La navette peut accueillir jusqu'à 59 passagers. - Radio France
La navette peut accueillir jusqu'à 59 passagers. © Radio France - Noémie Lair

Dans la balance, le coût : "la passerelle est certes plus chère à construire mais elle serait utilisable par tout le monde, gratuitement, et tout le temps. En face, la navette est moins chère à mettre en place mais il faudrait payer l'équipage et ne serait pas accessible 24h/24." La Métropole a en tout cas déjà déboursé 150 000 euros pour effectuer cette expérimentation, auxquels s'ajoute l'enveloppe de mécènes et l'aide de l'Union portuaire de Rouen.

50 m² de panneaux solaires sur le toit

Mais la navette marque dors et déjà quelques points : son côté ludique et sympathique et son fonctionnement à énergie solaire. "C'est un bateau électro-solaire, indique François Guisan, propriétaire de la navette. Il est conçu pour avoir de bonnes prestation de navigation avec très peu d'énergie. Il fonctionne en autonomie grâce aux 50 m² de panneaux solaires sur le toit [entre 9 et 11 heures d'autonomie NDLR]. On est donc sur de la navigation à petite vitesse, sans nuisance et sans bruit." Et effectivement, la navette est quasiment silencieuse. Un aspect qui interpelle les passagers mais aussi le pilote. "C'est déstabilisant quand on est habitué à avoir des moteurs qui tournent, souligne le capitaine Thierry Petit. En plus, il est très léger donc il y a une bonne prise au vent. Il faut faire plus attention et bien l'avoir en main."

La capitaine a dû suivre une formation pour apprendre à diriger la navette. - Radio France
La capitaine a dû suivre une formation pour apprendre à diriger la navette. © Radio France - Noémie Lair

Mais cette navette sera-t-elle vraiment utilisée ? C'est le point principal qui sera étudié. Durant cette phase de test, elle circulera du lundi au vendredi aux heures de pointes (7 h 30-9 h 30 ; 11 h 30-14 h 30 ; 16 h 30-19 heures) pour évaluer la fréquentation des travailleurs et les samedis et dimanches de 10 heures à 18 heures pour voir si les Rouennais et les touristes l'utilisent le week-end.

Une nouvelle expérimentation en 2020 ?

Tous ont jusqu'au 15 novembre pour monter à bord. Une seconde phase de test est envisagée pour l'an prochain. Les études pour la construction d'une passerelle devraient, elles, être terminées d'ici deux-trois ans. Si la mise en place de la navette est concluante, elle pourrait être installée durablement très rapidement. En revanche, si la passerelle l'emporte, il faudra attendre 6 à 7 ans supplémentaires. Une décision qui, quoi qu'il arrive, dépendra des nouveaux élus de la métropole.