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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : après la liaison Bordeaux-Lyon, la coopérative Railcoop misera sur Toulouse-Rennes

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Lancée il y a un an dans le Lot, Railcoop a réuni 1,5 millions d'euros de capital grâce à ses 6.2000 sociétaires. La coopérative devrait mettre en service son premier train de fret cet automne, et son premier train de voyageurs l'an prochain entre Lyon et Bordeaux.

Railcoop espère mettre en service son Toulouse-Rennes en 2023.
Railcoop espère mettre en service son Toulouse-Rennes en 2023. © Radio France - Bénédicte Dupont

C'est un projet un peu fou, mais pensé de bout en bout. Grâce à l'ouverture à la concurrence ferroviaire, la coopérative Railcoop, née en novembre 2019, pour relancer des liaisons abandonnées, devrait mettre en service ses premiers wagons cette année. Un train de frêt fonctionnera à partir de cet automne entre le bassin de Decazeville (Aveyron) et Toulouse/Saint-Jory. La société espère avant tout obtenir son certificat de sécurité cette année, sésame ultime pour exploiter ses lignes.

Dominique Guerrée, un ancien ingénieur du son auvergnat a décidé de passer sa retraite près de Figeac (Lot) pour se consacrer à Railcoop. Il en est le président du conseil d'administration.

Où en est Railcoop depuis novembre 2019 ?

Dominique Guerrée : Nous avons démarré avec 30 sociétaires, désormais nous en avons plus de 6.200 (NDLR : 100 euros de souscription minimale). Grâce notamment à la diffusion du reportage d'Envoyé Spécial en janvier, on a doublé le nombre de demandes en deux mois. Les gens ont compris l'intérêt d'une coopérative qui n'est pas de faire des profits, mais de répondre à un besoin.

D'où viennent les sociétaires ?

De partout en France, nous avons aussi une trentaine de sociétaires étrangers. Evidemment, comme notre première ligne commerciale en juin 2022 sera la Bordeaux-Lyon, beaucoup de sociétaires viennent des villes traversées. C'est logique puisque nous allons aménager ces territoires. D'ailleurs les collectivités territoriales sont très présentes au sociétariat de Railcoop.

Avant cette première ligne commerciale entre Bordeaux et Lyon, il y a ce train de fret que vous devez mettre en service dans quelques mois...

Oui, c'est un projet de navette-fret entre Toulouse/Saint-Jory et Viviez devrait être opéré cet automne. Cela nous permettra de développer notre certificat de sécurité, qui est capital pour faire rouler nos trains de voyageurs en 2022. Et puis nous souhaitons redonner au fret une part modale importante. En France, elle n'est que de 9%, contre 19% dans le reste de l'Europe.

"Des anciens TER Rhône-alpins qui seront réaménagés et repeints."

Vous avez atteint un capital social d'un million et demi d'euros. On a du mal à croire que cela suffise pour faire rouler des trains ?

Ce n'est pas suffisant mais comme toute entreprise, toute société anonyme, il y aura des prêts bancaires ou des levées de fonds, peut-être aussi des titres participatifs. Car il faudra acheter le matériel, voire même le louer. Nous sommes en pourparlers avec des loueurs de trains pour opérer nos services en 2023. On va faire un emprunt et on a des aides des Régions. Puisqu'on va racheter des rames, par exemple les anciens TER de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'on rénovera et repeindra ensuite.

Pour le Bordeaux-Lyon, quel est le seuil de rentabilité que vous vous êtes fixés ? 

L'objectif n'est pas de faire des profits mais il faut que nous soyons rentables, que nous atteignions un équilibre économique. On va faire une deuxième étude post-Covid, la première fixait ce seuil à 690.000 voyageurs par jour, on sera sans doute en dessous. C'est pourquoi nous sommes partis sur du matériel d'occasion.

Avec deux aller-retours par jour, on en souhaitait trois dont un nocturne mais pour 2022 ce ne sera pas possible. On espère qu'en 2023, on pourra avoir un train de nuit Bordeaux-Lyon pour concurrencer les cars Macron qui circulent sur l'A89. C'est notre positionnement : concurrencer la voiture, le car et l'avion, pas la SNCF.

"Deux aller-retours par jour entre Bordeaux et Lyon en juin 2022."

Un mot sur votre troisième projet*, encore dans les limbes : une ligne Toulouse-Rennes ?

Oui, en passant par Montauban, Cahors, Brive, Limoges, Poitiers, le Mans et Laval. Le train mettrait sept ou huit heures mais l'idée n'est pas d'être dans la grande vitesse. Cela coûtera moins cher que le TGV, une autre façon de voyager. On peut aussi imaginer des animations, des bibliothèques, plein de choses pour faire vivre le voyage autrement.

* Railcoop a un quatrième projet pour 2023, un ligne entre Lyon et Thionville (Moselle).

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