Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

La nouvelle LGV fait des heureux et des mécontents à Jaunay-Marigny

lundi 24 juillet 2017 à 6:00 Par William Giraud, France Bleu Poitou

Les riverains proches de l'ancienne ligne revivent. Ceux qui habitent près de la nouvelle se disent déjà excédés.

Les mécontents de la LGV posent devant la nouvelle ligne.
Les mécontents de la LGV posent devant la nouvelle ligne. © Radio France - William Giraud

Jaunay-Clan, France

Le bonheur des uns fait le malheur des autres. L'adage est plus que jamais d'actualité à Jaunay-Marigny. Dans la commune, il y a ceux qui ont le sourire comme Sophie Daguisé. Sa maison est coincée entre le Clain et l'ancienne voie ferrée. "Depuis le 2 juillet, on revit. On a retrouvé le silence. Dans le jardin, on peut à nouveau entendre les oiseaux". Et pour cause, depuis trois semaines, une grosse partie du trafic a basculé sur la nouvelle ligne.

Les riverains de l'ancienne ligne respirent enfin. - Radio France
Les riverains de l'ancienne ligne respirent enfin. © Radio France - William Giraud

"On dirait un avion"

"Il n'y a plus que le fret, les TER et une poignée de TGV qui passent au ralenti pour aller au Futuroscope. Cela n'a rien à voir avec avant" explique Sophie Daguisé. A l'inverse, de l'autre côté, quartier de la Basse Payre, on n'en peut déjà plus. Jean-Paul et Manuel constatent avec dépit que les nouveaux TGV font "beaucoup plus de bruit que prévu. Les essais nous avaient laissé quelques espoirs. On s'aperçoit que c'est bien pire que ce qu'on pouvait redouter".

Un droit au départ ?

"Je suis à 300 mètres de la ligne, j'ai l'impression que le train passe derrière ma haie. On dirait un avion" se lamente Jean-Paul. L'association Réaction TGV Jaunay-Clan ne compte pas en rester là. Elle réclame plus de relevés de bruits et un droit au départ. "Pour ceux qui voudront vendre, ils ne doivent pas perdre d'argent. Il faudra une aide pour compenser la dévaluation de leur bien après l'arrivée de la ligne" explique Patrick Lantrès, le président.

Des discussions sont en cours avec la préfecture pour savoir qui serait éligible à ce dispositif. Les riverains réclament également des exonérations fiscales et des murs anti-bruits.