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VIDÉO - La production de vélos est à "flux très tendu", analyse un spécialiste gersois

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Par , France Bleu Occitanie

Alors que le "coup de pouce vélo" cesse ce 31 mars, Denis Briscadieu, fondateur de Cyclelab, explique l'enjeu de la forte demande de vélos actuellement. Pour lui, il y a aussi "un lien évident entre l'aéro et le vélo", alors que certains salariés de l’aéronautique se reconvertissent.

Denis Briscadieu, fondateur de Cyclelab à l'Isle-Jourdain.
Denis Briscadieu, fondateur de Cyclelab à l'Isle-Jourdain. © Radio France - Sylvain Lecas

Denis Briscadieu, le président fondateur de Cyclelab, était l'invité de France Bleu Occitanie ce mercredi 31 mars. Le groupe basé à L'Isle-Jourdain a plusieurs facettes : la marque Culture Vélo, avec 80 magasins en France, mais aussi un musée et une école de formation aux métiers du vélo.

Denis Briscadieu, vous confirmez d'abord que le vélo cartonne depuis un an ?

Oui, tout a changé pour nous le 11 mai 2020, le jour de l'ouverture post-Cvid, où nous avons ressenti une évolution très importante de la consommation en tant qu'usage, mais aussi consommation dans les magasins, avec l'achat de nombreux vélos, de pièces, et la restauration de nombreux vélos pour profiter des déplacements post-Covid.

Mais qui se met à faire du vélo ? Ce n'est plus un truc de "bobos" ?

Ah non, non, non ! Aujourd'hui, on constate qu'il y a une fréquentation de plusieurs populations de nouveaux cyclistes. Bien sûr, les périurbains qui décident de prendre leurs vélos électriques, ou classiques d'ailleurs, pour rejoindre leur activité professionnelle. Mais aussi en terres rurales avec des générations qui se recomposent d'un usage tout à fait classique de promenade jusqu'à un niveau sportif, bien évidemment. Mais avec une mobilité qui se développe de plus en plus avec ce véhicule léger, pratique, rapide qu'est le vélo. L'Industrie a développé de très nombreux vélos différents, qui permet à tous de pratiquer à sa guise.

Fabriquer des vélos, les vendre, les réparer, ça rapporte de l'argent ?

En fait, il y a un écosystème un peu compliqué puisque l'essentiel de cette production vient d'Asie. Nous avions dans les années 1980 en France, la totale maîtrise de la production de vélos. Un vélo Peugeot, Gitane, Mercier et autres marques de l'époque était un produit 100% français. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Tout vient d'Asie, ou du moins la grosse majorité. Depuis l'arrivée du vélo à assistance électrique, il y a de nouvelles relocalisations industrielles sur le territoire français qui nous permettent d'avoir un horizon un petit peu plus optimiste sur la fabrication de composants et de cadres à terme pour proposer des vélos made in France.

Et justement, est ce qu'on arrive en ce moment, avec la crise sanitaire, à se fournir en pièces détachées pour les vélos ?

Il y a eu un blocage des productions asiatiques pendant un peu plus de neuf semaines de début d'année 2020. Ce qui a généré l'absence de production d'une vingtaine de millions de vélos sur la planète. Nous avons, grâce à la surconsommation européenne, déstocké tous les magasins et tous les entrepôts des marques. Et on se retrouve aujourd'hui avec un flux très tendu entre une très forte demande, un retard de production, et un besoin de régénérer des stocks. Le printemps arrive. Nous rentrons dans notre très forte saison de mars à octobre et nous espérons pouvoir réceptionner les vélos pendant toute l'année. Mais c'est la course-poursuite à trouver des stocks de vélos ici ou là.

Cyclelab c'est également une école de formation aux métiers du vélo. Vous confirmez que vous accueillez de plus en plus d'anciens salariés de l'aéronautique ?

Oui, nous avons été à la fois surpris de cette demande très forte depuis six mois pour des formations au vélo, là où nous formons des CQP (certificat de qualification professionnelle) et des opérateurs cycles. Donc, ces stagiaires là de 18 à 55 ans viennent à L'Isle-Jourdain. Certains auront un diplôme d'État et nous allons recevoir un peu plus de 320 stagiaires cette année.

Quelle plus-value ont ces anciens de l'aéro ?

Sur les 60 élèves que nous avons en ce moment à L'Isle-Jourdain, il y a à peu près 15% qui viennent de l'aéronautique de la zone toulousaine. Ce sont des gens qui veulent se reformer à des nouvelles technologies en prévision certainement d'une réinsertion professionnelle ailleurs que dans l'aéronautique. 

Il y a un lien évident entre l'aéro et le vélo, c'est que nous sommes tous des transporteurs, des avions à 300 personnes au dessus de nos têtes. Nous, c'est une à deux, trois personnes avec des enfants. Mais nous avons les mêmes contraintes mécaniques de géolocalisation et les contraintes de poids, les contraintes d'aérodynamisme et donc ce sont des métiers qui vont plus ou moins se retrouver dans le futur. Et il est très intéressant de créer des passerelles entre Airbus et ses sous traitants. Et puis la zone cycliste, basée dans l'ouest toulousain.

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