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La proposition de loi pour supprimer certains vols intérieurs fait débat en Occitanie

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Deux députés d'Occitanie, Bénédicte Taurine (LFI) et Sébastien Nadot (non inscrit) font partie des signataires d'une proposition de loi qui veut supprimer les lignes aériennes intérieures dont le trajet peut être fait en train. "Une stupidité" leur répond le député Modem Philippe Folliot.

Les lignes qui couvrent des trajets en train de moins de trois heures sont dans le collimateur du projet de loi des députés. La navette Toulouse-Paris ne serait donc pas concernée... pour l'instant.
Les lignes qui couvrent des trajets en train de moins de trois heures sont dans le collimateur du projet de loi des députés. La navette Toulouse-Paris ne serait donc pas concernée... pour l'instant. © Radio France - Bénédicte Dupont

La proposition de loi a été déposée il y a quelques jours, portée par François Ruffin, le député France Insoumise de la Somme, et l'ancienne socialiste Delphine Batho. Parmi les 15 signataires : l'Ariégeoise Bénédicte Taurine et le Haut-Garonnais Sébastien Nadot mettent en avant la préservation de l'environnement et la justice sociale. 

L'avion pollue 52 fois plus que le train 

Cette proposition de loi part d'un constat : le trafic aérien ne cesse de progresser et la part des vols intérieurs a même augmenté de 4% l'an dernier. Mais ce mode de transport pollue : "un trajet de train par personne ce sont 5kg de CO2, l'avion c'est 190kg" souligne la députée ariégeoise LFI Bénédicte Taurine. Les 15 députés souhaitent donc revenir à "des modes de déplacement plus propres". Quand le trajet en train est inférieur ou égal à trois heures, la concurrence de l'avion n'a pas lieu d'être selon eux.

"Ces avions sont venus se substituer aux trains. Le Paris-Bordeaux aujourd'hui ne s'impose plus en vol aérien. Il faut deux heures en TGV pour rejoindre le coeur de la capitale alors qu'il faut une heure rien que pour faire Orly-Paris. C'est 50 fois moins polluant par personne de prendre le train par rapport à l'avion donc il faut que la puissance publique supprime l'existence de ces vols", explique Sébastien Nadot ex-LREM désormais non inscrit.

Bénédicte Taurine, députée LFI d'Ariège insiste : "Quand on ne vit pas dans une grande ville, ces avions ne font pas gagner de temps. Et puis qui prend l'avion ? Moins de 15% de la population. Vu l'urgence climatique et le temps de trajet, pour moi le choix est évident." L'élu du Lauragais, Sébastien Nadot tempère toutefois : "Pour Toulouse la question ne se pose pas. Tant que la ligne à grande vitesse ne sera pas ouverte, la navette aérienne vers Paris reste indispensable." 

Un non sens pour le député tarnais Philippe Folliot

Sauf que la proposition est balayée sèchement du côté du Tarn. Le député Modem et membre de la majorité, Philippe Folliot, parle carrément d'une "stupidité" : "Je suis un utilisateur régulier de la ligne Castres-Paris qui est un outil de désenclavement fondamental pour ce territoire ! Et puis comment peut-on être élu de la région Occitanie où l'industrie aéronautique est particulièrement structurante pour l'emploi et développer des propositions de loi comme celle-là ? Une industrie qui fait beaucoup d'effort pour faire que l'avion soit moins polluant, il l'est déjà moins et le sera encore moins demain. Enfin entre Toulouse et Paris, tant qu'il n'y a pas de ligne à grande vitesse, la navette est indispensable. Peut-être qu'un jour le marché lui-même régulera les choses comme à Bordeaux mais aujourd'hui il faut être raisonnable".

Cette proposition de loi a peu de chance d'aboutir mais les députés signataires veulent à minima ouvrir le débat et la réflexion sur nos modes de transports en plein examen de la loi d'orientation des mobilités. 

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