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La réflexion sur un fonds d'indemnisation pour les riverains de la LGV Bretagne-Pays-de-la-Loire est lancée

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Par , France Bleu Maine

L'assemblée générale de CRI 72, qui regroupe les riverains de la LGV en Sarthe, avait lieu ce samedi 22 février. L'occasion de faire le point sur les actions passées et surtout sur celles à venir. En collaboration avec les élus locaux, l'association souhaiterait lancer un fonds d'indemnisation.

A l'Assemblée générale du CRI 72, le sénateur républicain Jean-Pierre Vogel a présenté les différentes pistes étudiées pendant la réunion des élus locaux au Sénat le jeudi 20 février 2020.
A l'Assemblée générale du CRI 72, le sénateur républicain Jean-Pierre Vogel a présenté les différentes pistes étudiées pendant la réunion des élus locaux au Sénat le jeudi 20 février 2020. © Radio France - Clémentine Sabrié

Des nuisances sonores, des vibrations, beaucoup moins d'arbres et la valeur du terrain en chute libre. C'est ce qui arrive à près de 8.000 Sarthois depuis l'installation de la ligne à grande vitesse (LGV) Bretagne-Pays-de-la-Loire et sa mise en route il y a deux ans, selon Laure Artru, invitée de la matinale de France Bleu Maine, vendredi 21 février. La présidente de l'association CRI 72 réunissait tous ses bénévoles en assemblée générale, samedi 22 février. Ce groupe défend les riverains de la LGV en Sarthe. Deux jours plus tôt, jeudi 20 février, le CRI 72 avait rendez-vous au Sénat avec une cinquantaine d'élus locaux pour trouver des solutions au calvaire que vivent ces Sarthois, mais aussi les habitants d'autres départements du Grand Ouest concernés.

L'une des pistes évoquée : un fonds d'indemnisation pour les riverains, un peu comme pour ceux des aéroports. Pour cela, il faut d'abord élaborer une proposition de loi, puis mettre en branle la machine législative. "Il reste à en définir les modalités qui pourraient être proposées lors du dépôt d'une proposition de loi", souligne le sénateur LR Jean-Pierre Vogel, présent à l'assemblée générale de CRI 72.

Des conditions trop restreintes ?

Cette solution ne convainc pas Maurice et Evelyne Brillant. Ce couple habite à Lombron depuis plus de 30 ans. Du jour au lendemain, des TGV ont commencé à circuler à 150 mètres de ses fenêtres. Si elles sont fermées, ils n'entendent presque pas passer les TGV. Mais _"_si on a le malheur de laisser une fenêtre, c'est fini, on n'entend plus rien", explique Maurice. Ce retraité craint que les conditions d'accès à une indemnisation ne soient trop restreintes. "Comme ils mettent des critères, il faut mesurer 80 décibels, être à 50 mètres de la LGV. Si vous n'êtes pas dans ces cases-là, vous n'avez le droit à rien", soupire Maurice. 

Sa femme, Evelyne, se rappelle le premier matin où les TGV sont passés : "J'ai compté les trains jusqu'à 15h, je ne sais plus à quel nombre j'étais arrivée, et j'ai pleuré". Le couple a envisagé de déménager, mais leur maison a perdu de la valeur. Moins 40.000 euros en deux ans.

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