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Transports

La réforme du permis, bien avancée dans la Loire

lundi 24 octobre 2016 à 19:03 Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire

La privatisation du code est en marche dans la Loire : sur les quatre opérateurs agréés, SGS a ouvert un centre à Saint-Étienne. La Poste doit faire de même d'ici la fin novembre. L'objectif est de réduire les délais d'attente pour passer le permis de conduire.

L'opérateur SGS fait passer le code à dix candidats par session.
L'opérateur SGS fait passer le code à dix candidats par session. © Radio France - Emeline Rochedy

Saint-Étienne, France

Au deuxième étage d'un immeuble de bureaux dans le quartier du Soleil, la salle où SGS fait passer le code à Saint-Étienne n'est pas simple à trouver du premier coup. C'est le premier opérateur privé opérationnel dans la Loire. Il doit ensuite ouvrir un site à Boën-sur-Lignon fin novembre et un centre à Riorges "fin 2016 - début2017".

Pour les surveiller, une examinatrice, Catherine qui était déjà de la partie dans une autre vie. Elle fut monitrice d'auto-école. "Avant, c'était la croix et la bannière pour trouver des places au code et au permis", se rappelle-t-elle. "Là c'est très bien, les élèves n'ont plus de délai d'attente, ils peuvent s'inscrire en ligne la veille pour le lendemain", assure-t-elle.

Même tarif, mêmes questions d'un opérateur à l'autre

Ça se passe sur tablette mais dans le fond l'examen reste inchangé : quarante situations piochées dans une banque de mille questions décidées par le ministère de l'Intérieur et au moins 35 bonnes réponses pour réussir l'examen. Le tarif non plus : 30 euros, quelque soit l'opérateur. L'État a finalement agréé quatre entreprises.

C'est le cas de La Poste qui s'apprête à entrer dans la danse avec l'ouverture d'un centre au sein de sa direction départementale, dans le bâtiment de la grande Poste, avenue de la Libération fin novembre. Trois agents ont été formés. L'entreprise complètera ensuite dans certains bureaux de poste "suivant les besoins et suivant l'implantation de la concurrence".

Objectif : 45 jours d'attente pour repasser le permis

L'idée c'est que les inspecteurs du permis ne fassent quasiment plus passer l'examen théorique pour pouvoir se concentrer sur les examens pratiques pour réduire les délais d'attente et faire ainsi baisser le coût du permis. Mouvement en fait entamé depuis deux ans, depuis que des réservistes et d'autres agents de l'État font passer le code aux candidats. "Un candidat qui échouait devait en moyenne attendre 95 jours avant de pouvoir se présenter à nouveau. Ce délai a été ramené à 50 jours", souligne Philippe Usson, responsable l'éducation routière à la direction des territoires dans la Loire. L'objectif de la réforme est d'abaisser ce délai d'attente à 45 jours en moyenne à l'échelle du pays.

Les inspecteurs continueront à faire passer le code aux "candidats qui ont besoin d'un aménagement spécifique", les candidats souffrant de troubles du langage et des apprentissages, comme la dyslexie ou encore les non-francophones, au rythme de trois sessions par an.

Quant aux deux autres opérateurs agréés, ils sont loin d'être encore opérationnels, il s'agit de Pearson et Veritas qui ont jusqu'à septembre 2017 pour monter leur réseau.