Transports

La Région Nouvelle-Aquitaine au secours de trois lignes Intercité

Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde mardi 20 décembre 2016 à 4:00

La Région va reprendre la gestion des trains Intercités, anciennement Corail.
La Région va reprendre la gestion des trains Intercités, anciennement Corail. © Radio France - Thomas Coignac

Réunie en séance plénière ce lundi, la Région Nouvelle-Aquitaine a voté la prise de contrôle de trois lignes de trains Intercités : Bordeaux-Limoges, Bordeaux-Ussel, et Bordeaux-Nantes, via La Rochelle. Objectif, faire de nouveau préférer le train, face aux "bus Macron" et au covoiturage.

Loin des voies de gare et des rames des vieux trains Corail, l'avenir des lignes Intercités de la Nouvelle-Aquitaine se joue en coulisses. Ce lundi, l'Etat a officiellement transféré à la Région la gestion de ces lignes, aussi appelées Trains d'équilibre du territoire (TET). Ce changement, effectif en 2018, s'accompagne d'une aide financière, dont le montant n'a pas été communiqué, pour administrer le réseau. L'Etat va aussi financer l'achat de cinq nouvelles rames, plus modernes, pour remplacer les anciens wagons des trains Corail. Tous devraient d'ailleurs être remplacés d'ici 2025.

La ligne Bordeaux-Nantes, via La Rochelle, est notamment concernée. - Radio France
La ligne Bordeaux-Nantes, via La Rochelle, est notamment concernée. © Radio France - Thomas Coignac

L'enjeu est de redresser le réseau de ces "trains à petite vitesse", dont le déficit frôle les 400 millions d'euros en 2015. Ils subissent la concurrence des "cars Macron" et du covoiturage qui coûtent souvent moins cher. La Région tentera par ailleurs de diminuer les temps de parcours. Aujourd'hui, se déplacer entre Bordeaux et La Rochelle dure 2h15 en Intercité, c'est plus que par la route. Une lenteur qui s'explique notamment par la vieillesse des wagons, ainsi que par le nombre de gares desservies.

L'un des défauts de ces trains : leur lenteur, qui s'explique notamment par le grand nombre de gares desservies.  - Radio France
L'un des défauts de ces trains : leur lenteur, qui s'explique notamment par le grand nombre de gares desservies. © Radio France - Thomas Coignac

Face à tous ces défis, ces trains doivent se réinventer, en jouant la carte des services proposés aux passagers. Par exemple, les Intercités ne proposent actuellement ni wagon-bar, ni Wi-Fi, alors que celui-ci vient d'être implanté dans les nouveaux TGV. La Région, nouveau propriétaire, entend donc mettre la pression à la SNCF pour obtenir ces nouveaux services, et remettre ces trois lignes sur de bons rails.

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