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Transports

La Région des Hauts de France veut ouvrir les lignes de TER à la concurrence

mardi 16 janvier 2018 à 19:54 Par Sophie Morlans, France Bleu Nord et France Bleu Picardie

Excédé par les retards à répétition sur certaines lignes, en particulier en Picardie, le Président de la Région Hauts de France, Xavier Bertrand, veut proposer aux usagers une ouverture progressive des TER à la concurrence. Elle pourrait entrer en vigueur dès 2020.

bientôt des TER privatisés dans les Hauts de France
bientôt des TER privatisés dans les Hauts de France © Maxppp - Sébastien Jarry

Lille, France

Le Conseil Régional des Hauts de France veut en finir avec les retards sur certaines de ses lignes de TER et compte ouvrir le réseau à la concurrence, dès que le texte aura été adopté à l'Assemblée Nationale, probablement au printemps. 

Il y a une exaspération devant des problèmes incessants, surtout sur la partie picarde. Plus on s'approche de la gare du Nord à Paris, plus c'est compliqué, explique Franck Dhersin, vice-président en charge des transports. On a des témoignages de centaines d'usagers, certains sont en difficulté avec leur propre employeur.

Comme le Grand Est ou la Région Provence Alpes Cotes d'Azur,  la Région des Hauts de France veut donc privatiser certaines lignes sur ce réseau, le 2ème plus important de France. 

Concrètement, la consultation pourrait porter sur les lignes menacées de fermeture. C'est justement l'espoir de la FNAUT, la Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports.  "Sur ces petites lignes de campagne, la Sncf réduit d'abord les fréquences et quand les trains se vident, elle en déduit que ça ne vaut plus le coup, et elle met alors des autocars TER. Nous pensons tout le contraire: pour qu'il y ait du monde, il faut proposer des fréquences, des trains tard le soir. C'est ce que pourraient nous apporter d'autres opérateurs là où la Sncf a baissé les bras."

"Ce n'est pas une privatisation totale", veut rassurer Franck Dhersin. L'élu rappelle que le transport régional est subventionné par la Région à hauteur de 70 %. "Cette démarche progressive aura du bon aussi pour la SNCF, elle sera obligée de se remettre en cause sur certains dossiers, pour lesquels elle se sentait jusqu'ici un peu protégée".

Les élus d'Europe Ecologie les Verts demandent que les négociations soient menées de manière transparente. Pour Jérémie Crépel, secrétaire régional du parti, cette ouverture à la concurrence ne règlera pas le principal problème des TER : l'entretien des infrastructures.  La dette de SNCF réseau s'élève à plus de 45 milliards d'euros et augmente mécaniquement d'1,5 milliard par an.