Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

La Région investit pour re-développer le fret dans les Landes

-
Par , France Bleu Gascogne

La Région Nouvelle-Aquitaine va financer trois chantiers importants l'année prochaine dans les Landes : la rénovation de la voie Barcelonne du Gers/Mont-de-Marsan, Laluque/Tartas et au niveau d'Ychoux.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Vincent Isore

12 millions d'euros pour développer le fret. C'est la somme mise sur la table par la Région Nouvelle-Aquitaine. Elle va financer trois gros chantiers l'année prochaine dans les Landes. L'objectif est de proposer une alternative au transport routier. 

Désengorger les routes landaises 

9.000 camions empruntent tous les jours la partie landaise de l'A63. Ces camions déposent autant de particules fines que sur tout le réseau de l'Ile de France, explique Renaud Lagrave, vice-président en charge des Transports à la Région. Et, c'est sans compter les camions qui prennent les départementales pour économiser le péage. 

Une question d'environnement, mais aussi une question de sécurité et de qualité de vie pour les habitants des communes traversées. 

La Région va donc investir beaucoup d'argent sur le réseau fret landais : 12 millions d'euros. Les Landes où avec la culture du maïs, il y a eu historiquement des lignes de fret. D'ailleurs, quelques trains circulent encore, mais moins qu'il y a quelques années. Le réseau, abandonné pendant plusieurs années,  doit être aujourd'hui largement rénové pour ensuite rouvrir des lignes pour le transport de marchandises. 

Trois chantiers programmés 

Rénovation complète de la ligne Barcelonne-du Gers/Mont-de-Marsan. Les travaux sont programmés l'an prochain, à hauteur de 4.5 millions d'euros, dont 1 million financé par l'Etat et le reste par la Région. L'idée est que les entreprises puissent bénéficier de cette ligne dès la prochaine campagne de récolte du maïs.

Vous vous souvenez peut être de ce déraillement l'an dernier, un train transportant de la soude qui alimentait  la papeterie Rayonier. Accident heureusement sans gravité. Entre Laluque et Tartas, la Région, qui est propriétaire de la ligne, va, l'an prochain, la sécuriser pour 5 millions d'euros de travaux. Ici aussi rénovation complète pour permettre également la réouverture aux trains de maïs. Il y a deux ans encore près de 150.000 tonnes avaient circulé sur cette ligne. Mais, une ligne trop vieillissante, où il n'est plus possible de faire passer des tonnages importants. Quelques trains ont été conservés pour la papeterie, mais impossible de donner suite aux trains de maïs, stoppés en attendant les travaux. 

A Ychoux, il s'agit ici d'1.5 kilomètre de voies. La réouverture d'une ligne existante, pour permettre à une entreprise Basque de s'installer. Cette entreprise, spécialisée dans le nettoyage de wagons citernes et de cuves de camions, cherchait un endroit raccordé au ferroviaire et à proximité d'une autoroute. La réouverture de cette ligne pourrait également servir à un silo de maïs sur la ligne. Coût de la réouverture près de 2 millions d'euros. 

Ychoux, un chantier particulier

Ce chantier, mené dans le cadre d'un partenariat public-privé, doit débuter lui aussi en 2020. Il sera particulier pour deux raisons. D'abord, explique la Région, cela va être l'occasion de tester de nouvelles techniques de rénovation, plus économiques avec moins de ballast, des traverses en béton désactivé.

D'autre part, ce chantier va permettre de tester un nouveau système de navigation par satellite, pour éviter les accidents sur les passages à niveau. Un système de guidage pour détecter l'arrivée d'un véhicule ou d'un train à plusieurs centaines de mètres. Un test unique en France, qui pourrait faire des émules si ça jamais l'expérience est concluante..

Les entreprises sont elles prêtes à faire appel au rail ?

Renaud Lagrave en est persuadé, les entreprises vont s'intéresser de plus en plus au rail. Il explique rencontrer beaucoup d’entreprises en train de poser la question pour des raisons de coût du diesel, de manque de chauffeurs, et d'un point de vue environnemental pour assumer leur part dans la transition énergétique. Et l'élu landais de rajouter : "Si on ne dit pas que c'est à disposition, personne n'ira. Donc, il faut faire les travaux pour dire la ligne existe. Et il faut avoir des outils agiles pour les entreprises. Si on peut avoir des trains partagés pour aller à l'autre bout de l'Europe, ou même au port de Bayonne, il y a des solutions. Mais encore faut-il avoir des outils. Nous n'en avons pas, il faut les construire et c'est ce qu'on va faire dans les mois qui viennent. L'idée est de démontrer que c'est aussi agile que le transport routier. Et voire même moi cher !" 

Il prend l'exemple de trains fret partagés entre plusieurs entreprises pour réduire les coûts. Mais, il faut mettre en relation ces entreprises pour "que ce soit aussi simple que de commander une pizza", rajoute t-il. 

Toutefois, Renaud Lagrave est conscient que le camion ne sera pas supprimé du jour au lendemain. Mais il insiste : "Celles et ceux qui se posent des questions sur les aspects logistiques puissent avoir une réponse, et plusieurs possibilités. Examiner un peu les deux. je ne dis pas que le fret gagnera à la fin à chaque fois, je dis juste qu'il essayer de regarder les deux possibilités." 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess