Transports

La région Occitanie fait bloc pour défendre l'intérêt de la LGV à Toulouse

Par Magalie Lacombe, France Bleu Gironde, France Bleu Hérault, France Bleu Toulouse et France Bleu mercredi 4 octobre 2017 à 8:47

Grosse action de communication, autour de la présidente de la région Occitanie, ce mercredi, en faveur de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.
Grosse action de communication, autour de la présidente de la région Occitanie, ce mercredi, en faveur de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. © Radio France - Nolwenn Quioc

La présidente de la région Occitanie organise ce mercredi une grande journée de mobilisation pour les transports publics, pour convaincre, une fois de plus, le gouvernement de l'intérêt incontestable de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse et entre Montpellier et Perpignan.

C'est le grand rassemblement des partisans de la LGV entre Toulouse et Bordeaux autour de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, pour montrer l'implication de nombreux acteurs de notre territoire en faveur des lignes à grande vitesse Bordeaux / Toulouse et Montpellier / Perpignan.

[La LGV à Toulouse], c'est une évidence. C'est la quatrième ville de France qui dépassera bientôt Lyon, d'après l'INSEE. C'est assez incompréhensible que Toulouse reste autant enclavée du point de vue ferroviaire et qu'on soit la seule grande ville de France à ne pas être reliée à Paris par le TGV - Pierre Carli, le président du directoire de la Caisse d'Epargne de Midi-Pyrénées, membre fondateur de l'association Eurosud Transports, l'un des décideurs qui participent à la réunion de famille.

L'interview de Pierre Carli, président du directoire de la Caisse d'Epargne Midi-Pyrénées en 5 minutes.

Une union sacrée façon pack de rugby

Tout ce que l'Occitanie compte comme décideurs sera sur la photo de famille organisée par la présidente régionale : Airbus, les laboratoires Pierre Fabre, Véolia, le prix Nobel d'économie Jean Tirole et côté associations, le président de la fédération des transports.

Comme pour la promotion d'une candidature aux Jeux olympiques, des personnalités locales médiatiques défendent aussi le dossier : la société TAT Productions et ses As de la Jungle, le chef étoilé vu à la télé Michel Sarran, sans compter les sportifs médaillés comme le Toulousain Claude Onesta ou le boxeur Sofiane Oumiha.

Nos confères du quotidien Le Monde ne manquent pas de relever cette _"union sacrée façon pack de rugby"_ , en précisant que le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et Carole Delga ont mis de côté leurs querelles.

"A Toulouse, personne ne va être impacté dans son jardin"

Les opposants, eux, sont un peu moins visibles. L'association "Les Amis de la Terre 31" reconnaît volontiers qu'à Toulouse, les gens sont assez indifférents dans la mesure où "personne ne va être impacté dans son jardin" et "la pression politique est absolument intense dans le Tarn-et-Garonne ou dans la Haute-Garonne, avec M.Baylet [ndlr : le pdg du groupe La Dépêche] très favorable à la LGV", selon le président du collectif d'opposants qui est dans le Lot-et-Garonne, qui poursuit : "la presse lui appartient et nous n'avons pas le droit de publier quelque chose dans le journal."