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La Région veut compter 100.000 usagers quotidiens du train en Occitanie d'ici 2030

Qualité de service, tarifs, projets de LGV, rétablissement des trains de nuit... La SNCF et la Région ont présenté ce jeudi 15 octobre leurs ambitions pour 2030, avec pour objectif de conquérir plus de 30.000 nouveaux usagers en Occitanie, l'une des rares régions où la fréquentation augmente..

Depuis un an, la fréquentation des trains en Occitanie a augmenté de 13% alors qu'elle recule à l'échelle nationale
Depuis un an, la fréquentation des trains en Occitanie a augmenté de 13% alors qu'elle recule à l'échelle nationale © Maxppp - Giacomo ITALIANO

Atteindre les 100.000 voyageurs quotidiens d'ici 2030 contre 66.000 aujourd'hui. La Région et la SNCF ont présenté ce jeudi leur plan rail pour l'Occitanie. La présidente Carole Delga a fait du ferroviaire l'un de ses grands chantiers. Politique volontariste qui semble porter ses fruits : sur les douze derniers mois, le nombre d'usagers a augmenté de 13 %. 

L'Occitanie est la région de France où la fréquentation ferroviaire a le mieux résisté à la crise du Covid-19 et le taux de satisfaction atteint 94%, soit cinq points de plus qu'en 2019.

Ponctualité

Il faut dire qu'il y a un an, Carole Delga avait sommé la SNCF d'améliorer la ponctualité des trains. Le message est passé : 92% sont arrivés à l'heure depuis janvier, contre 89.5% l'an dernier. 

Elle a aussi souhaité développé l'offre des trains régionaux liO, en hausse de 11%, l'équivalent de 72 trains supplémentaires en circulation chaque jour. Mais c'est surtout par sa politique tarifaire agressive que se distingue la Région, qui a multiplié les offres à petits prix, en direction des jeunes notamment. 

Billet à un euro

Les billets à un euro ont fait un carton cet été : 1,3 millions vendus entre juin et septembre, en majorité (60%) à des moins de 26 ans.

Elle propose aussi depuis la rentrée un nouveau tarif jeune : une réduction automatique de 50% sur tout le réseau, sans système de carte ni d'abonnement. Résultat, le nombre de ces billets vendus début octobre a augmenté de 242% (entre le 1er et le 9 octobre : 18.600 billets vendus en 2019 contre 63.700 en octobre 2020). 

Des petits prix pour attirer les jeunes voyageurs - Carole Delga, présidente de la Région Occitanie

LGV : "passer à la vitesse supérieure"

Autre gros dossier : celui des deux Lignes à Grande Vitesse Montpellier - Perpignan et Bordeaux - Toulouse. Le Premier ministre avait promis de relancer la machine. Il a tenu parole. Après trois ans d'attente, Carole Delga a enfin été reçue à Paris deux fois depuis la rentrée, à Matignon et Bercy, pour finaliser le montage des sociétés de financement qui porteront chacun des projets. L’ordonnance qui entérine leur création devrait être signée avant la fin de l’année. Pour la Ligne Toulouse - Bordeaux, "cela veut dire que l’on peut lancer dès l’année prochaine les marchés pour les aménagements ferroviaires sur le nord toulousain, avec un début des travaux en 2022", explique la présidente. 

Les projets de LGV avancent enfin. Marie Ciavatti

Décentraliser

Le PDG de la SNCF confirme : "Le gouvernement veut passer à la vitesse supérieure". Pour Montpelllier - Perpignan, l'enquête publique pourra démarrer dès l'an prochain sur le premier tronçon entre Montpellier et Béziers, avec études d'impact, consultation des habitations et des associations concernées. 

Sur ce type de grands projets, Jean-Pierre Farandou s'est engagé à installer des bureaux d'ingénierie décentralisés pour, dit-il, sortir de cette "SNCF jacobine qui parfois regarde les territoires de haut depuis Paris. Une sorte de centre opérationnel qui coordonne les travaux au plus près et qui puisse mieux apprécier les enjeux". 

Manque d'investissements

Si les relations sont au beau fixe avec la SNCF, la Région dénonce en revanche le délabrement d'une partie du réseau et l'absence d'investissement de la part de l'État. Lors de la prochaine assemblée plénière, Carole Delga va donc proposer au vote une enveloppe de 800 millions d'euros sur 10 ans et demande au gouvernement de doubler la mise. Soit 1,6 milliards pour sauvegarder "les lignes de desserte fine du territoire" comme les appelle la Région, essentielles aux habitants et à l'activité touristique. 

Frêt et trains de nuit

Enfin, combat de longue date, la Région milite pour la réouverture de trois lignes de trains de nuit :

  • Paris-Tarbes-Hendaye
  • Nîmes-Clermont-Paris
  • Cerbère-Strasbourg

Elle plaide aussi pour la poursuite d'études sur l'ouverture d'un service train de nuit entre Barcelone et Strasbourg, mêlant frêt et transport de voyageurs.

Le frêt est l'autre dossier chaud. Les négociations sont en cours pour relancer la ligne Perpignan - Rungis, baptisé "train des primeurs". L'autre objectif est le maintien de la ligne entre Auch et Agen. 

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