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Transports

La Sarthe manque de chauffeurs de cars scolaires

mercredi 6 septembre 2017 à 15:31 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

Alors que la rentrée est passée, une quarantaine de postes est à pourvoir. Les employeurs peinent à recruter car ce métier s’exerce le plus souvent à temps partiel et selon un emploi du temps morcelé. Pour attirer les candidats, les professionnels misent sur une formation rémunérée avant l’embauche.

Le secteur du transport scolaire emploie environ 300 personnes en Sarthe
Le secteur du transport scolaire emploie environ 300 personnes en Sarthe © Radio France - Bertrand Hochet

Il est 7h45. Les yeux des élèves sont encore pleins de sommeil lorsqu'ils montent dans le bus de couleur jaune à Arnçonnay dans le Nord Sarthe, cartable sur le dos et souvent téléphone portable à la main. Direction Ancinnes à 10 kilomètres. Certains jours, on pourrait entendre une mouche voler, raconte Fabienne Tessier, conductrice de cars depuis 16 ans : « les lycéens sont très calmes le matin. Ils terminent leur nuit ! Les collégiens parlent entre eux. Le soir, ils sont un peu plus énervés ». L’employée de la société Boubet, aujourd’hui responsable de l’exploitation scolaire résume : « il faut aimer le contact avec les enfants pour exercer ce métier ». Sur la durée, des liens peuvent parfois se tisser, témoigne Fabienne Tessier qui se souvient : « il m’est arrivé de transporter les enfants de jeunes que j’avais emmenés au lycée ! ».

Temps partiel et emploi du temps morcelé

Comme ses collègues, la conductrice prend son service à 6 heures et demi le matin. Puis termine à 9 heures. Avant de retravailler entre 16h et 18h à la fin de la classe. Cet emploi morcelé et à mi-temps explique les difficultés à recruter reconnaît son employeur, Jean-Luc Boubet « aujourd’hui, raisonnablement, un salarié cherche un temps complet. Mais lorsque le temps partiel est choisi, chauffeur de car scolaire est un métier qui donne de la stabilité. » Le co-dirigeant de la société de transports Boubet (183 salariés) présente sur trois sites en Sarthe et dans l’Orne poursuit : « c’est un métier riche en relations humaines et utile pour la collectivité ». Le salaire est en moyenne de 10% au-dessus du SMIC avec un treizième mois.

Une formation rémunérée de trois mois

En Sarthe, alors que la rentrée scolaire a eu lieu, une quarantaine de postes reste à pourvoir sur les 300 nécessaires au bon fonctionnement des transports scolaires. Les candidats n'ont pas besoin de justifier d'une expérience. S'ils sont retenus, ils seront formés à la conduite et à la réglementation, explique Jean-Louis Lehuger, président de la fédération nationale des transports de voyageurs en Sarthe : « la personne qui va suivre la formation pendant une durée de trois mois est rémunérée par Pole Emploi. Cette formation est gratuite ». De leurs côtés, les transporteurs « s’engagent à embaucher les personnes en contrat à durée indéterminée ». « Nous avons, sur ce point, un engagement contractuel », précise le président de la FNTV 72. Une session de formation vient de commencer. Une autre aura lieu à la fin de l'année. Les renseignements sont disponibles auprès de Pôle Emploi.

REPORTAGE - Au coeur d'une tournée de transports scolaires dans le Nord Sarthe