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Transports

La SNCF enregistre un nombre de retards et d'annulations de trains record en 2018

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La SNCF enregistre toujours plus de retards et d'annulations. Le rapport de l'Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST) dresse ce vendredi un tableau très noir de la qualité des transports en 2018 en France, même si il existe des disparités en fonction des régions.

La hausse des annulations pour les TGV est de 6,8% par rapport à l’année dernière
La hausse des annulations pour les TGV est de 6,8% par rapport à l’année dernière © Maxppp - Yves SALVAT

France

Si vous avez l'impression que vos trains ont été plus en retard ou annulés l'année dernière, il y a de grande chance que ce soit le cas. Selon un rapport de l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), la qualité du transport ferroviaire s’est globalement dégradée en 2018. L’organisme, qui dépend du ministère du Développement durable, dresse chaque année un bilan de l’état des transports en France.

Le rapport indique que les taux d’annulation touchant les liaisons longue distance ont atteint "des niveaux inédits" en 2018. La hausse des annulations pour les TGV est de 6,8% par rapport à l’année dernière. Les usagers de la ligne Paris Nord-Arras sont très mal lotis avec un taux de 13,3%. Dans toute la France, plus d'un train TGV sur 6 n'arrive pas à l'heure.

Cette recrudescence d’annulations et de retards s’explique d'abord par des problèmes ponctuels, comme des fortes pluies, de la neige ou bien des coups de vent. Souvenez-vous aussi de cette panne géante en gare Montparnasse : une rupture d'alimentation électrique en plein weekend de chassé-croisé du mois de juillet qui a compliqué le voyage de milliers de personnes.

La grève générale qui a touché la SNCF, d’avril à juin dernier a également contribué à l'augmentation des difficultés sur les rails pour les passagers.

Mais la baisse de la qualité du service est également due à des problèmes structurels. Les infrastructures, par exemple les rails, les rames sont vieillissantes. C'est flagrant pour les TER, on passe de 11% de retard en 2013 à plus de 17% en 2018. Les difficultés peuvent s’enchaîner, lorsqu'un TER tombe en panne, cela ralentit aussi les TGV qui circulent sur le réseau classique.

Des situations différentes en fonction des régions

Les situations sont cependant différentes selon les régions. Si les retards sont peu nombreux en Bretagne, les régions situées dans le quart sud-est subissent des taux plus élevés de retard et d’annulation. Les plus à plaindre sont les usagers des lignes Le Mans-Paris, Chambery-Paris et Marseille Bordeaux avec plus de 30% de retard.

Concernant l'Île-de-France, le rapport analyse que "la ponctualité de l’année 2018 est restée à peu près stable par rapport à l’année précédente, avec toutefois des résultats contrastés selon les lignes". Selon le document, le trafic du RER A et B s'est amélioré, notamment grâce à une refonte des horaires. Mais "aucune ligne RER et Transilien n’atteint les objectifs de ponctualité fixés par Île-de-France Mobilités dans le contrat qui lie l’autorité organisatrice aux opérateurs", souligne le rapport.