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Transports

La SNSM des Sables-d'Olonne attend le retour de son bateau de sauvetage depuis maintenant deux mois et demi

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

La station vendéenne de la Société nationale de sauvetage en mer, endeuillée par le naufrage de juin dernier, n'a plus qu'un zodiac pour secourir et ne peut pas faire grand chose avec. La réparation de leur canot prend du temps. Un peu trop.

Le président de la SNSM des Sables-d'Olonne Christophe Monnereau qui doit faire sans bateau depuis deux mois et demi.
Le président de la SNSM des Sables-d'Olonne Christophe Monnereau qui doit faire sans bateau depuis deux mois et demi. © Radio France - Victoria Koussa

Cela fait maintenant près de deux mois et demi que la SNSM des Sables-d'Olonne, où s'est déroulé le naufrage qui a coûté la vie à trois bénévoles en juin dernier, n'a plus de bateau pour aller secourir les plaisanciers et les professionnels en mer. Depuis septembre, ils n'ont plus que leur zodiac à disposition car leur canot tous temps est en réparation. Les bénévoles attendent son retour depuis fin octobre, sauf que les travaux sont plus longs que prévus et doivent normalement s'achever finalement le 25 novembre. Autant de semaines où la vie des gens de mer est menacée. 

La SNSM compte sur la solidarité et la responsabilité des gens de mer

En hiver, la Vendée connaît de nombreuses tempêtes. Autant de risques d'accidents en mer. "S'il faut des bateaux tous temps, il faut attendre l'île d'Yeux ou l'île d'Oléron pour venir devant les Sables. Il faut compter deux bonnes heures, et il y a le temps de se passer beaucoup de choses en deux heures", craint Christophe Monnereau, le président de la station. 

Certes, les plaisanciers sortent moins, mais les professionnels, les marins-pêcheurs doivent continuer leurs activités. "Mais ils ne sont jamais seuls en mer, se rassure le sauveteur. Il y aura forcément quelqu'un pour aider l'autre en cas de problème". En attendant de retrouver le canotier Jacques Joly, ce canot dernière génération qui a fonctionné dans la station des Sables d'octobre 2016 à janvier 2019 avant de connaître deux défaillances successives.  Il n'y en a que trois en France, financés à 25% par la station concernée, 25% par le département, 25% par la région et 25% par la SNSM nationale. 

La photo du canotier Jacques Joly affichée dans les locaux de la SNSM des Sables-d'Olonne. - Radio France
La photo du canotier Jacques Joly affichée dans les locaux de la SNSM des Sables-d'Olonne. © Radio France - Victoria Koussa

Aucune alternative n'est proposée aux sauveteurs

Le sauveteur, qui est aussi l'un des quatre rescapés de juin dernier, ne pointe pas du doigt ceux qui sont chargés de la réparation du canot. Cependant, il déplore que la station n'ai récupéré aucun bateau de réserve, après le naufrage du dernier, en juin dernier. "Si ça ne dure qu'une semaine ou deux semaines, on peut se priver d'un bateau, mais si ça doit durer dans le temps, il faut qu'il y ait des moyens de remplacements", plaide-t-il. 

Selon lui, ces bateaux de réserve ne pourraient arriver dans les stations qu'au moment du renouvellement de la flotte, "pas avant 2021" aux Sables. "Les bateaux neufs, ça ne se fait pas comme ça", affirme-t-il. Car il faut des bateaux neufs pour remplacer les plus vieux, les plus vieux devenant alors des bateaux de remplacement très utiles quand les premiers connaissent des avaries. 

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