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Transports

La voiture électrique, encouragée mais encore confidentielle en Bourgogne-Franche-Comté

mercredi 3 octobre 2018 à 21:04 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Le salon de l'auto ouvre ses portes ce jeudi 4 octobre à Paris. Une 120e édition sans diesel, qui met en vedette les voitures électriques. Même si les acheteurs restent peu nombreux, les constructeurs doivent se plier aux contraintes de la transition énergétique.

Photo d'illustration. 1300 véhicules électriques ont été vendus l'an dernier en Bourgogne-Franche-Comté
Photo d'illustration. 1300 véhicules électriques ont été vendus l'an dernier en Bourgogne-Franche-Comté © Maxppp - Pierre Heckler

Côte-d'Or, France

Le salon de l'auto de Paris a ouvert ses portes mercredi, jusqu'au 14 octobre. Peugeot y présente un concept-car tout électrique. L'une des attractions de ce 120e salon où les constructeurs, transition énergétique oblige, délaissent le diesel et élargissent leur gamme électrifiée. Le marché reste confidentiel avec 1, 2% des véhicules immatriculés l'an dernier en France. Même constat à l'échelon de la Bourgogne-Franche-Comté.

Mais les ventes progressent malgré tout, même s'il faut débourser davantage que pour une motorisation thermique classique. Déduction faite de la prime de 6000 euros, une Renault Zoé coûte par exemple dans les 20.000 euros. 

Cependant, comme le fait remarquer Laurent Perrault, président de l’association Bourgogne Mobilité Électrique, les achats ne sont plus majoritairement à mettre au compte des entreprises et des collectivités. « Sur les 1.300 véhicules électriques vendus sur la région Bourgogne-Franche-Comté l’année dernière, on est sur 1.000 achetés par des particuliers et 300 par des collectivités, donc la tendance est en train de s’inverser ».

Véhicule économe à l'usage

Renaud Busenhard, un habitant de Talant, est depuis 2012 l'heureux propriétaire d'une voiture électrique. Une Renault Twizy de deux places qu'il utilise comme deuxième véhicule pour ses trajets urbains. Il ne regrette pas son choix : « on s’y retrouve sur tout un tas de choses, l’assurance en général est un peu moins chère, la vignette est gratuite dans la région, et comme il y a beaucoup moins de pièces mécaniques, l’entretien est facilité. Une révision annuelle me coûte 38 euros ». 

Il apprécie aussi énormément le silence du moteur. Pour se recharger en trois heures et demie, sa voiture ne nécessite qu’une prise de courant standard. Cet automobiliste a fait ses comptes. Pour 9000 à 10.000 km par an, sa consommation d’électricité lui coûte une trentaine d’euros. Mais pour partir en vacances avec toute sa petite famille, c’est un véhicule à moteur thermique traditionnel qu’il utilise.

Mais à l'autonomie réduite

Car l'autonomie reste le point faible de la mobilité électrique, avec souvent 200 km, 400 km pour les véhicules les plus performants. D'où l'intérêt de pouvoir disposer à intervalles réguliers de bornes de recharge. On en trouve désormais sur les autoroutes. 

Egalement sur les parkings de certains magasins, notamment dans la Métropole dijonnaise qui pour sa part n’a pas fait le choix d’implanter sur son territoire des bornes publiques. Cette année, ailleurs dans le département, on peut compter sur le réseau de 40 points de recharge mis en place par le SICECO, le Syndicat intercommunal d’énergie de Côte-d’Or. 

Davantage de bornes de recharge en Côte-d'Or

Le choix des communes a été fait en fonction du schéma régional élaboré en 2014. Notamment en tenant compte des endroits où passent beaucoup de touristes, comme le fait remarquer le président du SICECO, Jacques Jacquenet : « l’étude avait montré que 80% des utilisateurs rechargeaient soit à la maison, soit sur leur lieu de travail. Les 20% restants, ce sont les gens qui traversent notre département »

C’est ainsi qu’on peut trouver une borne dans une commune du nord du département où il n’y a aucun véhicule électrique. A Saulieu, on a pu remarquer que le point de recharge était bien utilisé.  A ces bornes, on peut réaliser une charge rapide en 15 à 20 minutes pour 7 euros. De quoi parcourir entre 120 et 150 km. Ou si on dispose de plus de temps, une charge normale de 30 à 40 minutes coûte moins cher, 5 euros, payables sur un smartphone ou avec une carte bancaire sans contact.

Voiture verte à 100% ? Pas si sûr

La voiture électrique n'est pas pour autant 100% écolo, prévient Jean-Michel Jeannin, directeur général des services du SICECO : « les grands constructeurs se posent la question, l’ADEME avait déjà dit, il y a quatre ou cinq ans, qu’il fallait faire autour de 20.000 à 25.000 km par an pour arriver à un équilibre en terme d’émissions de CO2, si on prend en compte la fabrication de la voiture, des batteries. Donc effectivement la voiture n’a pas de pot d’échappement, n’émet pas de CO2, mais sa construction a un impact sur l’environnement non négligeable. »

Deux millions de véhicules électriques consomment entre la moitié et les trois quarts d'une tranche de centrale nucléaire. Et il n’est pas garanti que votre voiture écologique soit rechargée avec de l’électricité verte provenant d’un barrage, d’une éolienne ou de panneaux solaires.