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Transports

Landes : des camions autonomes peut-être bientôt testés sur l'autoroute A63

Un consortium de huit entreprises veut tester des camions autonomes sur le tronçon landais de l'autoroute A63 à partir de 2020.

Le péage de Saugnac-et-Muret, sur l'autoroute A63, serait sur le tronçon de l'expérimentation.
Le péage de Saugnac-et-Muret, sur l'autoroute A63, serait sur le tronçon de l'expérimentation. © Maxppp - Maxppp

Landes, France

Bientôt des camions sans chauffeurs sur l'autoroute A63. C'est le rêve d'un consortium de huit entreprises, dont l'entreprise girondine NéoGLS. Cette PME est spécialisée dans les systèmes de transports intelligents, et elle est en train de monter un dossier pour demander l'autorisation à la région Nouvelle-Aquitaine de tester, en situation réelle, sur le tronçon landais de l'A63, le "platooning" (ce qui signifie peloton, en français).

Le principe est simple : il y a un camion en tête avec un chauffeur, et "10-20 camions qui suivent, qui sont extrêmement proches et qui sont connectés les uns aux autres", décrit André Perpey, le gérant de NéoGLS. "Tous les camions derrière suivront de façon automatique le premier camion", donc si le conducteur freine, tous les poids lourds freinent au même moment, et s'il accélère, ils accélèrent aussi.

A terme, l'entreprise NéoGLS aimerait aller encore plus loin, et avoir des systèmes de détections des obstacles, des barrières, des péages, des sorties d'autoroute... Tout deviendrait alors automatique, il n'y aurait plus besoin de chauffeurs. Ce serait une première mondiale. Mais cela nécessite encore plusieurs années de travail.

Plus de sécurité et des économies

Le principal intérêt d'un tel système, c'est la sécurité. "Il y a beaucoup d'accidents avec les camions, et un camion c'est très gros, donc en général, lorsqu'il y a un accident, il y a des blessés graves et des morts", explique André Perpey. "Avec ce genre de technologies, cela devrait, selon les études, réduire les accidents de 85%", sachant qu'il y a près de 9 000 camions qui empruntent chaque jour l'A63

L'autre intérêt, ce sont les économies de carburant. Avec le "platooning", les camions peuvent rouler les uns derrières les autres, de façon très rapprochée (le consortium est d'ailleurs en train de demander une dérogation, afin d'avoir l'autorisation de faire rouler des poids lourds aussi proches les uns des autres). Grâce à l'effet d'aspiration, les camions consomment moins d'essence

Enfin, il y a besoin de moins de chauffeurs routiers. Les entreprises ont de plus en plus de mal à recruter, étant donné la pénibilité de ce métier. Avec ce système, il suffira de deux ou trois personnes pour conduire 10 à 20 poids lourds. .

Pourquoi les Landes ?

Mais pourquoi avoir choisi les Landes pour mener cette expérimentation ? Elle se déroulerait en effet sur l'A63, entre Bordeaux et Contis, dont la majeure partie se trouve donc dans notre département. Le choix s'est porté sur cette autoroute en premier lieu, car le concessionnaire, Atlandes, est partant. 

Par ailleurs, cette route comporte très peu de difficultés. Une longue ligne droite en deux fois trois voies, sans trop de trafic, mais avec suffisamment de complexités : deux gares de péages, des parkings réservés aux poids lourds... Ce qui permet de faire toute une batterie de tests dans différentes situations.

Le dossier devrait être déposé à la région à la rentrée prochaine, et l'objectif est de commencer à faire rouler les premiers camions autonomes début 2020. Ce serait une première en France. Un projet qui coûtera 4 à 6 millions d'euros.