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Transports

Le Bordelais Jean-Pierre Farandou, "enfant de Bacalan", prend la tête de la SNCF

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Jean-Pierre Farandou succédera ce vendredi à Guillaume Pépy à la tête de la SNCF. Il devra achever la transformation du groupe. La tâche est immense mais le Girondin sera à la hauteur, assure son ami d'enfance, le conseiller départemental et régional Philippe Dorthe.

Après Keolis, Jean-Pierre Farandou prend la tête de la SNCF.
Après Keolis, Jean-Pierre Farandou prend la tête de la SNCF. © Maxppp - Alexis Sciard

Bordeaux, France

La SNCF deviendra la 1er janvier 2020 une société anonyme à capitaux publics. Et c'est Jean-Pierre Farandou qui prend la tête, dès ce vendredi, du groupe en pleine transformation avant l'ouverture à la concurrence. Né à Bordeaux, Jean-Pierre Farandou y a encore des attaches, particulièrement à Bacalan, le quartier où il a grandi... et où il a rencontré Philippe Dorthe, conseiller régional et départemental. Lui-même ancien cheminot, Philippe Dorthe dit être "ému" de voir un "enfant de Bacalan prendre la tête d'une des plus grosses entreprises d'État."

France Bleu Gironde : Quelle a été votre réaction quand vous avez appris que Jean-Pierre Farandou allait prendre la tête de la SNCF ?

Philippe Dorthe : C'est émouvant, quand on est Bacalanais comme lui et moi... un enfant de Bacalan qui prend la tête d'une des plus grosses entreprises d'État ! On avait l'impression, avec quelques amis qu'on a en commun, qu'un petit bout de nous entrait avec lui dans le bureau du PDG. Et c'est extrêmement rare d'avoir des cadres dirigeants de ce niveau-là qui ont fait toute leur carrière à la SNCF.

Cela peut être un atout pour Jean-Pierre Farandou dans sa mission à la tête de la SNCF, d'avoir été lui-même cheminot ?

Il a fait Ingénieur des Mines. Mais à l'époque, les ingénieurs ne rentraient pas directement avec des postes à la hauteur des études réalisées. Il s'est retrouvé chef de gare à Rodez. Il est passé par la base, il en connaît tous les métiers.

Il parle le cheminot première langue (...) ce n'est pas un technocrate. 

Comme il aime le dire, "quand il faut remettre le clocher au milieu du village, je le remets." Il le dit sans détour, sans phrases technocratiques. Il est resté comme il l'a toujours été : franc, social, mais aussi ferme. 

Pensez-vous qu'il a les épaules pour relever les défis auxquels la SNCF va faire face dans les mois et années à venir ?  

C'est le premier PDG à prendre cette société au cœur d'une révolution culturelle extraordinaire, le statut, les retraites, l'ouverture à la concurrence. C'est un challenge qui va être difficile mais il a d'énormes capacités. Quand il était chez Keolis (branche de la SNCF, de 2012 à 2019, ndlr) c'était un redoutable commercial. Il a aussi toujours eu une âme sociale, il comprend les problématiques des cheminots. Je sais qu'il ira au bout de ce qui est possible, dans le cadre de sa mission, pour que les cheminots vivent le mieux possible le bouleversement.

Il n'est pas hors-sol, il va comprendre.

Je l'ai vu à Paris récemment, il a conscience que la tâche est compliquée, que c'est une grosse mission. Mais j'ai l'impression qu'il est content de la mener. Pour un cheminot, arriver à ce niveau-là (...) c'est un très beau parcours.

Vous êtes toujours resté en contact avec Jean-Pierre Farandou ?

On s'est un peu perdu de vue avec les études mais on s'est retrouvé il y a une vingtaine d'années (...) je le connais depuis l'âge de six ou sept ans ! Sa mère et la mienne étaient institutrices ensemble à l'école des filles [à Bacalan] (...) À la fin des cours on rejoignait nos mères et pendant qu'elles corrigeaient les copies, on avait la cour de récréation pour nous seuls. 

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