Transports DOSSIER : Le tramway du Grand Avignon

Le chantier du tramway, au milieu des piétons à Avignon

Par Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse jeudi 28 septembre 2017 à 7:19

Chantier du tramway du Grand Avignon à la Barbière
Chantier du tramway du Grand Avignon à la Barbière © Radio France - Aurélie Lagain

À Avignon, depuis un an, le chantier du tramway a lieu au milieu des piétons et de la circulation. Ce n'est pas sans danger.

La semaine dernière, une cycliste a été renversée par un camion en marche arrière sur le chantier du tramway, porte St Michel à Avignon. Elle a été blessée à une jambe.

Il faut dire que sur les 5,2 km de tracé, le chantier du tramway du Grand Avignon traverse les quartiers et les routes, empiète sur les trottoirs et les pistes cyclables.

À la Barbière, au sud d'Avignon, un papa estime que le chantier est long, mais qu'au niveau de la sécurité c'est "bien comme il faut". Les camions manœuvrent derrière les barrières opaques et vertes.

Ces rambardes posent des problèmes de stationnement et de sécurité, estime Najet, une mère de famille, clefs de voiture à la main : "On est obligé de se garer sur les trottoirs, où c'est interdit. Les gens ne voient pas les enfants quand ils sortent, l'accident est vite arrivé."

Dounia, elle, vient à pied et stresse entre les rambardes, au passage piéton : "On n'a pas de visibilité sur les voitures qui arrivent".

Sur le tracé, Técélys s'est pourtant adapté, précise l'un des médiateurs, Sébastien Pommer : "On a enlevé de part et d'autre des passages piétons, deux barrières, ce qui donne quatre mètres de libre pour voir les véhicules arriver. On a aussi parfois fait rentrer le balisage à l'intérieur du chantier pour agrandir le champ de vision."

Les adaptations sont constantes, proposées par les professionnels lors de réunions préparatoires ou par les usagers sur place. Mais "la sécurité est l'affaire de tous", rappelle le médiateur, "c'est la difficulté de travailler au milieu du public, un chantier, c'est un dangereux."

C'est sans compter les incivilités : "Les gens déplacent les balises, les barrières sont vandalisées, les gens ne respectent pas forcément les cheminements piétons".

Personne n'est tout blanc, estime Sébastien Pommer, mais "les ouvriers sont le nez dans le guidon. Un camion qui recule, c'est très dangereux, le chauffeur n'a pas de visibilité à l'arrière de sa benne".