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Transports

SNCF : le conducteur alcoolisé du Paris-Clermont jugé ce mercredi à Nevers

mardi 29 août 2017 à 18:52 Par Emmanuel Moreau, France Bleu Berry, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Il avait grillé l'arrêt en gare de Nevers le 28 juin dernier. Le conducteur de l'Intercités Paris-Clermont, qui avait 3,34 grammes d'alcool dans le sang, doit comparaître ce mercredi après-midi à 13h30 devant le tribunal correctionnel de Nevers.

Un Intercités à l'arrêt en gare de Saincaize
Un Intercités à l'arrêt en gare de Saincaize © Radio France - Isabelle Gaudin

Le train 5971 Paris - Clermont ne s'était pas arrêté en gare de Nevers ce mercredi soir. L'Intercités a continué son chemin, déclenchant les mesures de sécurité. Les signaux ont été mis au rouge, un ordre d'arrêt respecté par le conducteur en gare de Saincaize (Nièvre), une dizaine de kilomètres après Nevers. S'il n'avait pas respecté la signalisation, le train aurait freiné automatiquement, tout comme s'il avait dépassé les vitesses limites autorisées.

Des bières et du rosé

Un incident rare dont l'origine a été vite repérée, le conducteur du train avait bu. Les gendarmes qui l'ont interpellé sur le quai de la gare de Saincaize ont retrouvé un cubitainer de rosé entamé dans la locomotive et le cheminot a reconnu avoir bu plusieurs bières avant de prendre son service. La prise de sang a révélé un taux d'alcoolémie de 3,34 grammes d'alcool par litre. Ce conducteur expérimenté, basé au dépôt de la gare de Lyon à Paris, n'avait pourtant jamais connu de problème de ce genre.

Procédure disciplinaire

Il devra donc répondre de mise en danger de la vie d'autrui. Il n'a évidemment plus le droit de conduire un train, ni même un autre véhicule. Le cheminot devrait être seul à la barre. La SNCF ne sera pas représentée à l'audience. La compagnie ferroviaire avait réagi dans un communiqué en parlant d'une situation rarissime, grave et intolérable. Elle a d'ailleurs engagé une enquête interne ainsi qu'une procédure disciplinaire. Elle n'est pas encore arrivée à son terme, mais le cheminot pourrait être radié. En plus de la sanction pénale que devrait prononcer le tribunal correctionnel de Nevers. L'audience est prévue ce mercredi en début d'après-midi.