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Transports

Le conseil d'Etat examine ce mercredi les recours des opposants aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax

mardi 20 mars 2018 à 17:17 Par Frédéric Denis, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu Pays Basque, France Bleu Occitanie et France Bleu

Le Conseil d'Etat examine ce mercredi les sept recours déposés par les opposants aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. Ils espèrent faire annuler la déclaration d'utilité publique nécessaire au lancement du chantier. Une DUP signée en juin 2016 par le Landais Alain Vidalies.

Les opposants aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax ont déposé sept recours devant le Conseil d'Etat
Les opposants aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax ont déposé sept recours devant le Conseil d'Etat © Maxppp - photo d'illustration

Mont-de-Marsan, France

Le Conseil d'Etat examine ce mercredi 21 mars à 14 heures les sept recours déposés par les opposants aux LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax

Parmi ces opposants, plusieurs associations écologistes, comme la Sepanso ou les Amis de la terre des Landes.  Ils espèrent que les juges de la plus haute juridiction administrative du pays vont annuler la Déclaration d'Utilité Publique signée en juin 2016 par le Landais Alain Vidalies.

Cette déclaration d'utilité publique est nécessaire pour pouvoir lancer les travaux de ce Grand Projet Ferroviaire Sud-Ouest, le GPSO comme on l'appelle, deux nouvelles lignes à grande vitesse estimées à plus de 9 milliards d'euros

Les principaux arguments des opposants à ces deux LGV du Sud-Ouest

  1. Le projet n'est pas financé. Les deux futures LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax devraient coûter plus de neuf milliards d'euros. Elles ne sont pas financées explique les opposants. Or il existe une jurisprudence du conseil d'Etat en la matière : le Conseil d'Etat a déjà annulé la déclaration d'utilité publique d'une autre LGV, la LGV Poitiers-Limoges en avril 2016, car le dossier, qui avait servi pour l'enquête publique, ne contenait aucune information précise sur son mode de financement.  Nous sommes dans la même configuration avec les LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse par exemple.
  2. Le rapport avantages-inconvénients. Les opposants au GPSO soutiennent que les inconvénients du projet, comme son impact environnemental : 4830 hectares de forêts, de vignes, ou de zones naturelles impactées, dépassent largement ses avantages, comme mettre Toulouse à 3 heures de Paris par exemple.
  3. Le déni de démocratie. Les détracteurs du Grand Projet Ferroviaire Sud-Ouest dénoncent un déni de démocratie car la commission d'enquête publique a rendu un avis négatif  sur le projet des LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse.  Après avoir recueilli les remarques de 14 000 citoyens, cette commission a justifié sa décision en expliquant qu'elle "n'avait pas décelé l'expression d'un véritable besoin de lignes à grande vitesse dans le Sud-Ouest".

Pierre Hurmic, l'avocat de la Sepanso, s'inquiète un peu car le rapporteur public, qui est un membre du conseil d'Etat, va proposer ce mercredi de rejeter les sept recours des opposants aux LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse.  On ne connaîtra ses motivations que lors de l'audience de ce mercredi.

Pierre Hurmic espère malgré tout que le contexte politique, défavorable aux nouveaux projets de LGV, suffira à enterrer le GPSO. L'avocat bordelais cite les rapports Duron ou Spinetta, les déclarations de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ou du ministre de la Transition Ecologique, Nicolas Hulot. Tous "sont plutôt défavorables à l'extension des LGV en disant il faut revenir maintenant à la promotion des trains du quotidien". 

L'avocat de la Sepanso s'étonne quand même de la position du ministère de la Transition Ecologique a clairement pris position contre les recours des opposants aux LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse. Pierre Hurmic espère que le gouvernement ne finira pas par "couper la poire en deux en revenant sur la ligne Bordeaux-Dax mais en poursuivant la ligne Bordeaux-Toulouse". Un compromis politique selon l'avocat bordelais visant à satisfaire le lobbying politique énorme des maires de Bordeaux et de Toulouse et des deux présidents des régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie.

Décision dans trois semaines

Le Conseil d'Etat rendra sa décision courant avril, normalement trois semaines après l'audience de ce mercredi.

La LGV Bordeaux-Dax était prévue pour ouvrir en 2027 mais début février le Conseil d'Orientation des Infrastructures a préconisé le report du chantier à après 2037

La carte du tracé de la LGV Bordeaux-Dax dans les Landes - Aucun(e)
La carte du tracé de la LGV Bordeaux-Dax dans les Landes - SNCF Réseau

Cette LGV Bordeaux-Dax mettrait Mont-de-Marsan à 35 minutes de Bordeaux et à 2 heures 35 de Paris. Elle traverserait 24 communes landaises de Bourriot-Bergonce à Dax.