Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le conseil départemental de Côte-d'Or vote un plan de prévention du bruit aux abords des routes

-
Par , France Bleu Bourgogne

Le conseil département de Côte-d'Or a voté, à l'unanimité lundi 24 février, un plan de prévention du bruit aux abords des routes. La troisième phase de ce plan, instauré en 2002 par l'Union européenne, concerne les routes sur lesquelles passent plus de 8 200 véhicules par jour.

La départementale 974 traverse la commune de Nuits-Saint-Georges (Bourgogne), le 24 février 2020. La commune fait partie des priorités du conseil départemental pour réduire les nuisances sonores.
La départementale 974 traverse la commune de Nuits-Saint-Georges (Bourgogne), le 24 février 2020. La commune fait partie des priorités du conseil départemental pour réduire les nuisances sonores. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Le conseil départemental de Côte d'Or part à la chasse aux bruits ! Plus particulièrement, le bruit généré par les routes. Les élus viennent de voter un plan de prévention du bruit aux abords de ses routes. C'est la troisième phase d'un plan instauré en 2002 par l'Union européenne. Les premières phases concernaient les plus gros axes. Ce dernier volet concerne les routes qui voient passer plus de 8 200 véhicules par jour. C'est par exemple le cas à Nuits-Saint-Georges, qui fait partie des priorités du département à cause du passage de la D974, qui relie Dijon à Beaune.

"J'ouvre la porte et les voitures passent à un mètre."

Plusieurs gros camions chaque minute, des voitures qui redémarrent au feu à grand bruit : c'est en fait un flux incessant de véhicules qui circulent sur la départementale. "Je ne voudrais pas habiter là !", s'exclame Agnès. Cette habitante de Gevrey-Chambertin ne vient que de temps en temps mais c'est déjà trop : "C'est insoutenable, on ne s'entend pas."

Alexandre Jean, lui, entend les voitures au quotidien. Il est conseiller en vins à la maison Clavelier et travaille au bord de cette départementale : "Le magasin étant situé le long de la route, j'ouvre la porte et les voitures passent à un mètre", détaille-t-il. Pas de quoi perturber trop grandement son quotidien au travail mais son corps ressent quand même l'ambiance dans laquelle il travaille. "Quand on est attentionné avec les clients, on ressent moins le bruit. C'est le soir, quand on rentre, qu'on se rend compte qu'on l'a perçu." Il y a trois ans, il a donc fait le choix de déménager à la compagne, loin du bruit, pour pouvoir couper en sortant du travail. 

Plusieurs pistes à l'étude

Pour réduire le bruit généré par la D974, plusieurs pistes sont à l'étude, dont celle de "déployer des couches de renouvellement en enrobé pour diminuer ces bruits", explique Hubert Poullot, président de la commission des infrastructures routières au département. Concrètement, cela signifie que quand les routes sont usées et qu'il faut les refaire, le département choisira un matériau différent, qui diminue les nuisances sonores lors du passage des voitures.

Une des autres pistes, c'est celle d'un arrêté pris par le président du département "qui va interdire les poids lourd aux transits". Didier Calabre n'est pas contre une déviation pour les camions mais il craint que les commerçants soient pénalisés. "C'est l'artère principale donc sans la route, c'est compliqué pour nous", dit ce fleuriste installé en bord de départementale. "C'est le passage, ça représente 30% de la clientèle."

Pour Bernard, il est finalement trop tard pour s'intéresser au problème : "Il y a longtemps que je dis qu'il faut une bretelle de détournement. Maintenant, c'est trop tard, c'est construit partout....", déplore le retraité, convaincu que la solution est efficace. "Ils ont détourné à Beaune et vous voyez qu'il n'y a plus de camions !" Le conseil départemental écarte effectivement la solution d'une déviation : entre l'autoroute d'un côté et les vignes de l'autre, ce n'est pas possible jugent les élus.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess