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Transports

Le délégué interministériel à la sécurité routière vient vanter à Montpellier les mérites des 80 kmh

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Par , France Bleu Hérault

Le 1er juillet, la vitesse maximale autorisée sur le réseau secondaire passera à 80 kmh. Une mesure très décriée par beaucoup d'automobilistes. Pour faire passer la pilule, le délégué ministériel à la sécurité routière fait donc le tour des départements. Il a fait étape ce mercredi à Montpellier.

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière
Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière © Maxppp - Maxppp

Montpellier, France

79 morts sur les routes de l'Hérault en 2017. Autant en 2016.

A l'image de la moyenne française, le nombre de victimes sur les routes héraultaises ne baisse toujours pas.*

Ces derniers jours encore: deux morts tôt dimanche matin à Beaufort à la limite de l'Hérault et de l'Aude, ou encore une jeune fille de 20 ans tuée à Béziers lors d'un choc frontal entre deux véhicules.

C'est pour cette raison que le 1er juillet, tout le réseau secondaire passera à 80 kmh

Une mesure annoncée par le premier ministre Edouard Philippe il y a quelques semaines, et très décriée par beaucoup d'usagers de la route.  

Alors pour faire passer la pilule, le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, fait le tour des départements français pour prêcher la bonne parole. 

Et ce mercredi, il a fait étape à la préfecture de l'Hérault, ou une réunion était organisée avec des élus, des représentants du monde économique et des responsables de la sécurité routière, pour vanter les mérites de cette nouvelle mesure.

"Des études sérieuses, et pas des élucubrations"

"C'est scientifiquement prouvé. Toutes les fois qu'on baisse la vitesse moyenne, on fait aussi baisser le nombre de morts. C'est ce qu'on appelle l'effet d'élasticité. Baisser la vitesse est donc une évidence. Nous nous basons sur des études sérieuses, et pas des élucubrations" a rappelé Emmanuel Barbe.

Un discours apprécié par bon nombre d'associations de victimes de la route présentes à la préfecture, mais un peu moins par certaines associations d'usagers, comme les motards notamment.

"Le problème, çà n'est pas la vitesse, mais le comportement des usagers et de beaucoup d'automobilistes. Dans 70% des accidents dans lesquels sont impliqués des motards, c'est une auto qui est responsable et la plupart du temps, en milieu urbain" explique Jean-Michel Senechal, coordinateur de la Fédération des Motards en Colère pour l'Hérault. 

Si le délégué interministériel à la sécurité routière n'a évidemment pas convaincu tout le monde, il a néanmoins la certitude qu'elle plaise ou non, la mesure sera bien appliquée à compter du 1er juillet.

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