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Transports

L'externalisation des radars embarqués pas avant la fin de l'année

lundi 4 septembre 2017 à 12:13 Par Boris Hallier, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu

Les radars embarqués à bord de voitures privées ne commenceront pas à flasher avant la fin de l'année 2017. Expérimenté en Normandie, ce nouveau dispositif ne peut pas encore être homologué selon les informations recueillies par France Bleu Normandie auprès du ministère de l'Intérieur.

L'expérimentation des radars embarqués à bord de voitures privées se poursuit en Normandie
L'expérimentation des radars embarqués à bord de voitures privées se poursuit en Normandie © Maxppp - Fred Marquet

Depuis le mois de février, l'externalisation des radars embarqués à bord de voitures privées est testée en Normandie. Le gouvernement avait annoncé que le dispositif entrerait en vigueur au 1er septembre, mais il y a encore des réglages à effectuer, malgré les dizaines de kilomètres parcourus en Normandie en guise de test.

Joint par France Bleu Normandie, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité Routière, explique qu'il ne faut "pas confondre vitesse et précipitation". "Les quelques mois de retard sont liés au fait que nous voulons que les choses soient faites parfaitement bien".

Il faudra attendre la fin de l'année voire janvier 2018 pour que les premiers automobilistes soient flashés en Normandie par des voitures privés et donc effectivement verbalisés. Le système de radars embarqués gérés par des sociétés privées sera ensuite étendu aux autres régions française mais aucun calendrier n'est communiqué pour le moment. Jusqu'à aujourd'hui, le dispositif étant en test, aucune contravention n'a été envoyée.

Un système innovant

L'appel d'offre a été lancé et les sociétés qui veulent s'insérer sur ce marché doivent déposer leur candidature avant le 20 septembre.

D'après nos informations, si la phase de test prend du retard, c'est à cause de la couverture du réseau 4G.

En effet, aujourd'hui, il y a à chaque fois deux personnes à bord du véhicule : un gendarme ou un policier qui conduit et un autre qui règle le radar. Demain, il n'y aura qu'une personne à bord. Le chauffeur, salarié de la société privée, n'aura qu'une mission : rouler. Le radar embarqué, lui, s'adaptera à la vitesse de la route empruntée, via le réseau 4G.

Davantage de verbalisations

Une fois le dispositif lancé, 23 véhicules circuleront sur les routes de Normandie à raison de 8 heures par jour en moyenne contre 1h20 aujourd'hui, avec les véhicules des forces de l'ordre. "Ce sera plus efficace. Nous alertons tous ceux qui roulent sur les routes de Normandie qu'à tout point du territoire il pourra y avoir une voiture qui sera en fait un radar et qui pourra les flasher s'ils sont en excès de vitesse", explique Emmanuel Barbe, qui précise que les entreprises ne seront pas rémunérées au nombre de PV mais selon un forfait fixé par l'État.

Les sociétés qui exploiteront ces radars n'auront pas à gérer les verbalisations, assure la Sécurité Routière. Les contraventions seront envoyées automatiquement à Rennes au centre de traitement des amendes. En confiant la gestion des radars embarqués à des sociétés privées, le ministère de l'intérieur envisage de remettre 400 hommes et femmes sur le terrain. Les Français "devraient se réjouir parce que ça veut dire autant de policiers qui seront demain devant chez eux pour les protéger", argumente Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur.

Une pétition contre le système

L'externalisation des radars embarqués est loin de faire l'unanimité. La Ligue de défense des conducteurs a lancé une pétition pour demander au ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, de "mettre un terme immédiat à ce projet de déploiement de voitures-radars conduites par des chauffeurs privés".

L'association dénonce un "arsenal répressif à la capacité de verbalisation exceptionnelle qui ne va faire qu'amplifier jusqu'à l'insoutenable, la répression injuste, incohérente et démesurée que subissent chaque jour des millions de Français."