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Transports

Le maire de Saint-Aignan-de-Grandlieu demande la limitation du nombre de vols à l'aéroport de Nantes

vendredi 27 avril 2018 à 9:12 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Le maire de Saint-Aignan-de-Grandlieu, la ville la plus pénalisée par le maintien de l'aéroport de Nantes-Atlantique, écrit à la ministre des transports. Il demande la limitation du nombre de vols et l'interdiction des vols de nuit pour les avions les plus bruyants.

Jean-Claude Lemasson (à droite) attend un nouveau rendez-vous avec le Premier ministre après sa visite à Saint-Aignan en janvier 2018 (photo ci-dessus)
Jean-Claude Lemasson (à droite) attend un nouveau rendez-vous avec le Premier ministre après sa visite à Saint-Aignan en janvier 2018 (photo ci-dessus) © Maxppp -

Saint-Aignan-Grandlieu, France

Un peu plus de trois mois après l'annonce de l'abandon du transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, le maire de Saint-Aignan-de-Grandlieu est toujours en colère. "Je suis toujours révolté. Dépité aussi par la situation que la situation que l'on vit aujourd'hui et le peu d'égard du gouvernement envers les riverain de Nantes-Atlantique", explique Jean-Claude Lemasson. Il était l'invité de France Bleu Loire Océan ce vendredi matin.

L'hypothèse de trafic maximum supportable pour les riverains, c'est 56.000 vols par an. Nous y sommes

Sa commune est la plus pénalisée par le maintien de l'aéroport de Nantes-Atlantique. Alors la priorité pour Jean-Claude Lemasson, c'est de limiter le plus possible les nuisances pour ses administrés. Il écrit donc à la ministre des transports pour lui demander la limitation des décollages et des atterrissages à l'aéroport. "La déclaration d'utilité publique de 2008 a pris comme hypothèse de trafic maximum supportable par les riverains 56.000 mouvements par an. Nous y sommes à une centaine de vols près sur les 12 derniers mois. Donc je demande que le gouvernement respecte cette hypothèse".

Il faut contraindre les compagnies aériennes à respecter les règles

Il veut aussi que les avions les plus bruyants soient interdits la nuit. "Il existe un arrêté qui interdit, entre 22h30 et 6h les avions dits du chapitre trois. Les plus bruyants. Hors, il s'avère qu'un certains nombre de vols, à Nantes-Atlantique, ne respectent pas cet arrêté. Donc je demande à la ministre et à la préfète de Loire-Atlantique de contraindre les compagnies pour que ces avions ne soient plus autorisés"

Le triple vitrage, l'isolation des toits, la ventilation à double flux... Ça ne permettra pas aux riverains de profiter de leurs jardins

En parallèle, le maire de Saint-Aignan travaille sur les mesures pour aménager les logements des habitants de sa commune. "La bonne nouvelle, c'est qu'un arrêté ministériel, qui est sur le point d'être publié au journal officiel, va permettre d'intégrer Nantes-Atlantique dans la liste des aéroports devant bénéficier d'un plan de prévention du bruit dans l'environnement. C'est ce que nous demandions depuis plus mois. Mais ça va prendre du temps. Nous avons une réunion ce vendredi matin sur la révision du plan de gène sonore puisque c'est de ça dont il s'agit quand on parle d'aide à l'insonorisation des logements. Mais le triple vitrage, la ventilation à double flux ou l'isolation des toitures ne permettra pas aux riverains de vivre dans leurs jardins, notamment pendant la période estivale où nous avons un nombre considérable d'avions à passer au-dessus de nos têtes".

Un rendez-vous avec le premier ministre qui tarde à venir

Tout ça, Jean-Claude Lemasson ira le dire au Premier ministre puisqu'Edouard Philippe a promis de le recevoir et même si, pour l'instant, le maire de Saint-Aignan n'a pas de date. "Ça fait un mois qu'il m'a écrit pour me dire qu'il souhaite me rencontrer. Il faut être patient, visiblement. On met plus d'énergie à rencontrer les zadistes qu'à rencontrer les élus locaux concernés aujourd'hui par l'aéroport".

Manifestation à proximité du périphérique

Par ailleurs, le Coceta (collectif des citoyens exposés au trafic aérien) et l'Acsan (association contre le survol de l'agglomération nantaise) ont prévu de bloquer le rond-point de Grandlieu, à côté de Neustrie, ce vendredi après-midi. Ils demandent un vrai débat public sur le réaménagement de Nantes-Atlantique et ils espèrent toujours le transfert de l'aéroport.