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Transports

Le Mans : on a testé la navette autonome sur le circuit des 24 heures

jeudi 28 mars 2019 à 17:55 Par Morgane Heuclin-Reffait, France Bleu Maine

A l'occasion des premières Assises de l'automobile au Mans, une navette autonome a roulé pour la première fois ce jeudi sur le circuit des 24 heures. On est monté à bord !

La navette autonome Berto s'aventure pour la première fois sur le circuit des 24 heures du Mans
La navette autonome Berto s'aventure pour la première fois sur le circuit des 24 heures du Mans © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Le Mans, France

C'est ce qui frappe lorsqu'on monte à bord : aucun volant en vue, et sur les 11 places assises, trois sont dos à la route. Bienvenue dans la navette autonome Berto, la première à rouler sur le circuit des 24 heures du Mans. Pas question de se lancer dans une course, "la navette est limitée à 25 kilomètres heure", indique Benjamin Beaudet, responsable du projet, en raison des craintes suscitées par les véhicules autonomes plus que par contraintes techniques.

C'est assez exceptionnel de pouvoir se déplacer sur le circuit !

La navette est équipée de huit capteurs "à mi-chemin entre radar et sonar" pour détecter en permanence les obstacles surgissant sur son parcours. "On a des scénarios d'évitement ou d'arrêt, mais aussi des scénarios pour informer les usagers, explique Benjamin Beaudet._Si un piéton marche sur la chaussée, la navette peut déclencher toute seule un signal sonore pour informer de sa présence_". Dans tous les cas, la navette autonome met environ 0,8 seconde pour choisir quoi faire en cas de danger, là où un humain met 2 secondes.

Un joystick en guise de commande manuelle

"Le véhicule peut rouler entre sept et huit heures, pour parcourir de 5 à 8 kilomètres", précise Benjamin Beaudet. Un rythme lent car "le public n'est pas en phase avec l'idée de rouler à 80 km/h sans avoir une pédale ou un volant". "La principale différence entre la voiture et la navette autonome, c'est que _la navette a son parcours pré-enregistré_", explique le responsable du projet, là où la destination d'une voiture est indiquée en début de trajet. "Ça fait toute la différente pour la sécurité, le confort, et la qualité du parcours", ajoute-t-il. 

Pour rejoindre le circuit des 24 heures, il faut donc passer en mode manuel pour piloter la navette, grâce à une manette semblable à celles des consoles de jeux. C'est aussi ce qui permet une reprise en main en cas de problème. La réglementation en France impose encore la présence d'un opérateur à bord des navettes autonomes "pour mettre en sécurité les passagers en cas de besoin" indique Benjamin Beaudet.

Des navettes pour les villes comme les campagnes

"La navette a déjà été déployée dans des grandes villes et on va s'attaquer aux villes de taille moyenne comme Le Mans, explique Benjamin Beaudet. La ruralité est aussi un terrain intéressant : c'est un secteur où on a besoin de mobilité". Des expérimentations vont ainsi être menées pour relier certains bourgs entre eux les jours de marché par exemple.

"C'est un véhicule très accessible pour les personnes à mobilité réduite, ajoute Benjamin Beaudet, et en mode autonome, la navette roule de façon fluide". L'objectif est de s'adresser à la population pour qui le covoiturage n'est pas envisageable pour des petits trajets du quotidien. "On peut être compatible avec les flux de voitures et de camions sur la route, même s'il n'est évidemment pas question de mettre ces navettes autonomes sur des voies rapides", conclut Benjamin Beaudet.