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Transports

Le marché du diesel d'occasion en berne

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Par , France Bleu

C'est un mouvement qui semble inéluctable : la fin des voitures diesel. On constate déjà ce désamour dans les achats de voitures neuves depuis quelques temps, mais maintenant, c'est le marché de l'occasion qui souffre. Recul des ventes de 6% l'an dernier.

En 2018, les professionnels ont vu les ventes de diesel d'occasion baisser de 6%.
En 2018, les professionnels ont vu les ventes de diesel d'occasion baisser de 6%. © AFP - CHARLY TRIBALLEAU

France

C'est une véritable dégringolade. Pour la seconde année consécutive, les ventes de diesel d'occasion sont en baisse, selon les dernières données de AAA Data. En 2018, les professionnels ont vu leurs ventes de ces véhicules diminuer de 6%. 1 300 000 voitures diesel vendues, ce qui représente seulement un peu plus de la moitié de leurs stocks. Une situation qui bénéficie directement aux essences d'occasion : par effet de vases communicants, les ventes de cette motorisation ont augmenté de 6% exactement.

Un divorce en partie lié au scandale des moteurs truqués

Il y a clairement eu un effet "dieselgate", le scandale des équipements truqués pour passer les tests de pollution qui a touché ces dernières années Volkswagen, Audi, Seat, Porsche et Škoda. Le "dieselgate" a eu un effet négatif sur l'image du moteur diesel de façon générale, synonyme de tromperie, et par extension, de pollution, ou encore de maladies respiratoires. 

Mais de façon plus globale, au moment de faire son achat, il y a désormais plus d'éléments qui vont contre le choix d'un véhicule diesel. Si la pollution est son premier point faible, il y en a d'autres points faibles : les restrictions de circulation qui vont avec, au moment des pics de pollution dans les grandes agglomérations, la fiabilité qui n'est plus à toute épreuve, les prix à la pompe, ou encore, les difficultés à la revente.

Pessimisme pour les années à venir

Même si ce désamour aura pour effet de faire baisser le prix des automobiles diesel dans les années à venir, les effets semblent dévastateurs et inéluctables. Ce cercle vicieux difficile à briser risque de coûter cher aux constructeurs. Il y a quelques jours, le patron de PSA vantait encore les qualités des nouveaux véhicules diesel, en particulier les performances des dernières générations de moteurs diesel. Les spécialistes du marché eux ne cachent pas leur pessimisme pour les années à venir.

Les pouvoirs publics en revanche, depuis des années multiplient les restrictions et les menaces d'interdiction de circulation des voitures diesel. Dernière municipalité en date : Strasbourg, plaide désormais pour une interdiction du diesel dans la ville et l'Eurométropole d'ici 2024. La mairie explique réagir à l'étude de Greenpeace sur la pollution de l'air près des écoles de l'agglomération.