Transports

Le passage à niveau d'Agde sera supprimé en 2020

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Hérault jeudi 20 octobre 2016 à 18:04

Près de 200 trains passent chaque jour sur ce passage à niveau
Près de 200 trains passent chaque jour sur ce passage à niveau - SNCF

Il faut parfois patienter plusieurs minutes pour passer le passage à niveau d'Agde sur la route de Bessan (Hérault). C'est l'un des cinq derniers passages à niveau de la ligne Montpellier-Béziers qui sera supprimé d'ici trois ans.

Deux passages à niveau automatiques sont en voie de disparition sur la ligne Montpellier Béziers. Deux sur les cinq qui subsistent sur la voie SNCF la plus fréquentée de l'Hérault : environ 200 trains par jour dans les deux sens.

Ces passages à niveau avec barrières automatiques, jugés dangereux, sont progressivement éliminés par la SNCF, tout simplement en faisant passer la route sous la voie de chemin de fer. Ce sera le cas à Baillargues et à Agde.

"Ça fait des années qu'on attend ça, je ne comprendrai pas qu'on s'y oppose."

Agde où la population est invitée à se prononcer pour ou contre. "Ça fait des décennies qu'on attend ça, ce passage à niveau est très handicapant, il est fermé un quart d'heure toutes les heures, et parfois un quart d'heure d'affilér quand il y a des trains qui arrivent en gare, expliquele maire d'Agde Gilles D'Ettore. "Je ne comprendrai pas qu'il y ait des citoyens qui soient contre cette amélioration notable. Et la sécurité bien entendu : on n'a pas eu de victimes depuis très très longtemps mais c'est un point noir en terme d'insécurité".

À cet endroit, en 1995, cinq jeunes étaient morts dans une voiture percutée par un train. Depuis, deux accidents matériels sont à déplorer.

Gilles d'Etorre, le maire d'Agde

"Il est capital de déverrouiller cet accès à la ville d'Agde qui est entre la mer et le canal du Midi, la suppression de ce passage à niveau va faciliter l'accès au centre ville et à la future zone économique" ajoute le maire d'Agde.

Au mieux, les travaux seront terminés en 2020. Ils coûteront 12 millions d'euros.

Le reportage de Gérard Marty

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