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Transports

Le retour à une vitesse maximale de 90 km/h sur les routes de Côte-d'Or est plutôt mal engagé

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Bourgogne

Dans l’attente du vote de la loi d’orientation des mobilités dans quelques mois, il apparaît bien difficile d’assouplir les 80 km/h en Côte-d'Or. Les préconisations du comité d'experts du Conseil National de la Sécurité Routière sont draconiennes.

Photo d'illustration - Les panneaux 80 km/h pourraient être là pour longtemps
Photo d'illustration - Les panneaux 80 km/h pourraient être là pour longtemps © Maxppp - David Hanisch

Côte-d'Or, France

L'abaissement de la vitesse sur les routes françaises remonte au mois de juillet 2018. Un an plus tard, le gouvernement a ouvert la porte à la possibilité de revenir à 90 sur certaines routes. Le président du Conseil départemental de la Côte-d'Or, François Sauvadet, envisageait de faire revenir à 90 km/h 90% des 5800 km de routes relevant du département.

Mais ce ne sera pas autant que cela, car ce que propose le gouvernement est dit-il un marché de dupes : « le gouvernement nous dit vous pouvez maintenant augmenter la vitesse à 90 km/h sur les portions qui le permettent. Mais il a assorti ça d’un tel nombre de contraintes, que ça sera extraordinairement compliqué. Notamment, avec la commission de sécurité routière départementale qui devra être convoquée ».

Des conditions difficilement applicables

De fait, les conditions requises rendraient la tâche bien compliquée. Les tronçons qui passeraient de 80 à 90 km/h devraient faire au moins 10 km, sans possibilité de tourner à gauche, sans habitations au bord des voies. Il faudrait même que ces chaussées ne puissent pas être empruntées par les engins agricoles, et qu’elles ne soient pas traversées par des chemins de randonnée. Par ailleurs, en cas d’accident lié à la vitesse, la responsabilité pénale du président du département pourrait être engagée.

De quoi refroidir bien des élus. En juillet, 7 départements déclaraient vouloir ne rien changer aux 80 km/h. Ils sont à présent 22, dont la Nièvre. L’Yonne et la Saône-et-Loire ne se prononcent pas encore.  François Sauvadet, lui, tient le cap : « mon objectif, c’est de repasser dès que la loi le permettra à 90 sur les itinéraires structurants. Évidemment, partout où il y a des petites routes pas très larges, on ne va pas les repasser à 90, d’ailleurs on n’y roule pas à 90. Mais partout sur les axes structurants où on peut rouler à 90, on va le faire ». Pour le président du département, c’est même une question de sécurité.

80 ou 90 km/h ? Les intentions des départements. - Radio France
80 ou 90 km/h ? Les intentions des départements. © Radio France - Denis Souilla

Des changements de vitesse trop fréquents

On peut s’interroger sur les multiples changements de vitesse auxquels les automobilistes devraient être vigilants, passant sans cesse de tronçons à 90 à des zones à 80, voire 70, puis la traversée de communes à 50 ou moins. Une route côte-d’orienne, la RD974,  détient d’ailleurs, entre Dijon et Beaune, le record national de changements de vitesse. Pas moins de 42 changements sur 36 kilomètres. 

Président de la Prévention routière en Côte-d’Or, Yves Lemaire fait une suggestion pour cet axe : « à titre personnel, je pense que si on maintenait le 80 km/h, il va de soi que certaines contraintes de 70 km/h pourraient être revues, et donc des panneaux retirés. Ce qui irait dans le sens de ce qui est demandé, de rendre cet axe plus fluide au niveau de la vitesse ». Yves Lemaire juge que les distances de freinage à 70 ou 80 km/h sont sensiblement les mêmes. 

Comme la plupart de ses collègues, François Sauvadet attend que la loi d'orientation des mobilités soit votée, a minima en début d'année prochaine, pour y voir plus clair.

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