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Transports

Le service Autolib débranché dès ce lundi soir ?

dimanche 24 juin 2018 à 20:06 Par Adèle Bossard et Adrien Bossard, France Bleu Paris et France Bleu

Le service Autolib pourrait-il être débranché dès ce lundi soir ? C'est la date avancée, au conditionnel, par le service d'autopartage francilien ce week-end. Mais à ce stade, aucune certitude. Le groupe Bolloré, gestionnaire, et les élus du syndicat mixte se renvoient la balle.

Autolib
Autolib © Radio France - Martine Bréson

Île-de-France, France

Le service Autolib' terminera-t-il dès ce lundi soir ? C'est possible, si l'on en croit le tweet du service d'autopartage francilien et les emails envoyés aux abonnés ce samedi avec ce message : "Le service pourrait s'arrêter lundi".

Mais la date n'est pas formellement arrêtée, puisque la phrase est au conditionnel. Depuis le vote de la résiliation du contrat entre les élus du syndicat mixte et le gestionnaire, le groupe Bolloré, les 2 camps tentent de trouver une sortie moins brutale.

Ils doivent se revoir ce lundi matin pour les discussions de la dernière chance. Discussions qui risquent d'être très compliquées. Car à les entendre, les deux parties sont sur la même ligne : obtenir un délai pour la fin d'activité. Mais elle ne sont pas d'accord pour autant.

Sans accord avant lundi soir, le service s'arrêtera brutalement

Le groupe Bolloré, gestionnaire des petites voitures grises depuis 7 ans, assure avoir fait une proposition au syndicat mixte vendredi, c'est-à-dire au lendemain du vote actant la résiliation du contrat. Il aurait suggéré de maintenir l'exploitation du service jusqu'au 31 juillet. Le temps de régler notamment le transfert des 6200 bornes, des 4000 voitures, et de savoir quoi faire des plus de 3000 places de stationnement dédiées.

De son côté, le syndicat mixte affirme n'avoir jamais eu connaissance de cette proposition. Mais il souhaite lui aussi continuer encore pendant un mois, preuve que le dialogue est compliqué. S'il n'y a pas d'accord d'ici ce lundi soir, le service s'arrêtera donc brutalement.

Le sort des 254 salariés en jeu

Quelle que soit le résultat des négociations, il faudra aussi régler la question des 254 salariés. Le groupe Bolloré se dit prêt à les reprendre et à les reclasser rapidement, mais tout ne peut pas se faire en une journée. Les salariés, eux, affirment avoir une date de fin : le 31 août.

"Notre employeur s'est engagé à définir un plan sous 15 jours, assure Jean-Michel Quenet, délégué syndical CFDT. Donc dans 15 jours, on connaîtra les conditions dans lesquelles on va finir de travailler, les conditions dans lesquelles ont va être licenciés et si certains d'entre nous pourront être reclassés au sein du groupe. Ça va très vite et forcément _les gens sont soit désemparés, soit en colère ou dans l'incompréhension totale_. Il n'y a pas de certitude, ce qui rend les choses plus difficiles."