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Transports

Le train perd du terrain chez les voyageurs en France, l'autocar progresse fortement

jeudi 16 novembre 2017 à 20:51 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Les personnes qui voyagent en France privilégient de moins en moins le train, d'après les données publiées ce jeudi par le régulateur du secteur des transports. En 2016, les déplacements en train ont représenté 9,2% des voyages, alors que la voiture en constitue 79%. L'autocar a progressé de 17%.

Les trains Intercités et les trains internationaux ont vu leur fréquentation baisser en 2016.
Les trains Intercités et les trains internationaux ont vu leur fréquentation baisser en 2016. © AFP - Philippe Huguen

Le train continue de perdre du terrain en France face aux autres modes de transport, contrairement aux autres pays européens, selon des données publiées ce jeudi par le régulateur du secteur, l'Arafer. En 2016, le train a représenté 9,2% des voyages dans l'Hexagone. Sa fréquentation totale a baissé de 1% par rapport à 2015, mais de façon inégale selon les réseaux, selon l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières.

L'autocar progresse de 17%, la voiture représente 79% des déplacements

"Depuis 2011, la fréquentation des trains de voyageurs recule alors que celle des autres modes de transport (voiture particulière, avion, autocar) progresse", détaille l'Arafer. En 2016, les transports en voiture ont augmenté de 2,7%, ceux en avion de 3,8% et ceux en autocar de 17%. En face du train, la voiture a représenté 79% des déplacements en France en 2016 (y compris le covoiturage), l'autocar, 8,6%, et l'avion, 1,6%.

Après des années d'engouement, une désaffection pour le train

Ce sont les trains internationaux et les Intercités qui ont le plus souffert, ainsi que les TER dans une moindre mesure, tandis que le TGV reste stable et que le Transilien - trains de banlieue en Île-de-France - voit sa fréquentation augmenter. De 1995 à 2011, la part du train dans les déplacements avait progressé grâce au développement du TGV et du TER, passant de 7 à 10%. "La perte d'attractivité du mode ferroviaire est une réalité", a commenté le président de l'Arafer, Bernard Roman, lors d'une conférence de presse, estimant qu'on "peut se dire que la qualité de service est un facteur essentiel d'attractivité du ferroviaire".

Plus de la moitié des retards pourraient être évités

Selon l'Arafer, en 2015, plus de 11 millions de minutes ont été perdues par les trains de voyageurs, soit en moyenne 2,7 minutes par train sur un parcours de 100 km. Chaque jour en moyenne, 11,2% des trains avaient plus de six minutes de retard à leur arrivée au terminus. Plus de la moitié de ces retards pourraient être évités par la SNCF, note le gendarme du rail.

Ce constat intervient alors que le gouvernement a déclaré la priorité donnée aux "transports du quotidien" et a entamé une mission sur la "refondation" du modèle ferroviaire, qui s'achèvera en janvier.