Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports

Le transport scolaire très perturbé dans la Somme à partir de ce lundi

dimanche 18 mars 2018 à 19:42 France Bleu Picardie

Une centaine de salariés de l'entreprise Courriers automobiles picards est en grève à partir de ce lundi. C'est cette entreprise qui assure le transport scolaire dans la Somme. De nombreuses lignes vont donc être perturbées : des écoles primaires, collèges et lycées vont être impactés.

CAP
CAP © Radio France

La grève des conducteurs de bus scolaires de la CAP (Courriers automobiles picards) commence dès ce lundi. L'entreprise assure notamment le transport scolaire dans la Somme. Le trafic vers les écoles primaires, collèges et lycées samariens va donc être très perturbé. Le transport urbain de voyageurs sera également impacté : la ligne 17 entre Doullens et Amiens est par exemple supprimée, de même pour la ligne 38 entre Péronne et Albert.

Le détail des lignes perturbées est en ligne sur le site trans80.fr

Un conflit entre la direction et les salariés

Selon le syndicat Force Ouvrière, ils sont exactement 107 sur 365 salariés de la CAP à faire grève et le mouvement pourrait être reconduit. Les conducteurs réclament une meilleure considération de la part de leur direction. "C'est un ras-le-bol de tout, on n'a rien. L'élément déclencheur a été la suppression cette année de notre prime de non-accident, soit 220 euros par an", détaille Laurent Mongaut, délégué syndical FO. Pour la remplacer, la direction affirme avoir pourtant fait une "proposition d'intéressement entre mars et juin l'année dernière, elle pouvait atteindre 200 000 € pour l'entreprise, divisée par le nombre de salariés. Mais elle a été rejetée par les syndicats".

Autre motif du conflit : le salaire. Chaque année, les syndicats et la direction discutent de la situation salariale lors de la Négociation annuelle obligatoire (NAO). C'est à ce moment-là que les salariés peuvent négocier une augmentation de salaire. "Sauf qu'avec notre directeur, on perd notre temps : on ne peut rien négocier avec lui. Cette année, on demande une augmentation de 6%, c'est abusif, mais on a mis la barre très haute pour obtenir quelque chose", explique Laurent Mongaut. Le directeur de la CAP, Jean-Michel Bloch, dénonce un "jugement" de la part des syndicats. "Je reste poli et courtois. Je n'insulte personne contrairement à eux", souligne-t-il.

L'ambiance semble particulièrement tendue au sein de l'entreprise, comme le confirme le délégué syndical FO : "Certains salariés ne veulent même plus le croiser dans les couloirs et nous interdisent de négocier avec lui". De son côté, le directeur se dit "navré pour les usagers, une fois de plus, pris en otage par les syndicats". Il promet qu'il "essayera d'avoir une discussion honnête et courtoise avec les syndicats" afin de débloquer la situation. Avant d'ajouter : "Il ne tient qu'à eux d'y participer".

Par :