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Le Uber valentinois interpelle Emmanuel Macron

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

La star up Driver Sitter, qui met en relation chauffeurs VTC et passagers sur la Drôme et l'Ardèche à la manière du géant américain Uber, vient d'adresser une lettre ouverte au Président de la République. Elle réclame de la souplesse dans la régulation de l'activité VTC.

Lettre ouverte de Driver Sitter à Emmanuel Macron
Lettre ouverte de Driver Sitter à Emmanuel Macron © Radio France - Nathalie Rodrigues

Paris n'est pas la France argumente Rani Haoueche, l'un des fondateurs de Driver Sitter, dans sa lettre ouverte à Emmanuel Macron. Chauffeurs VTC et taxis pullulent et se tirent dans les pattes dans la capitale. Mais dans les villes moyennes, le marché n'est pas saturé.

A partir de 20h30, vous n'avez plus de transports en commun, dans la quasi unanimité des petites et moyennes villes françaises. Et à Valence, vous avez 2 ou 3 taxis pour toute l'agglomération. Donc les personnes sont assignées à résidence ou prennent des risques (en conduisant après une soirée arrosée NDLR). Notre vocation, c'est de répondre à cette problématique - Rani Haoueche

Pas le même conflit taxi/VTC en Ardèche qu'à Paris

Les taxis sont par ailleurs trop chers pour les faibles revenus argumente Driver Sitter qui prétend donc répondre à un marché inexploité jusqu'à présent. La star up a débuté son activité en juin. Aujourd'hui on commande sa course par téléphone, mais le mois prochain, une application devrait être lancée sur les smartphones. Driver Sitter estime transporter plus de 300 personnes les samedis soirs.

Rani Haoueche, co-fondateur de Driver Sitter

L'avocat de la société, Jean-Yves Dupriez, voudrait que le gouvernement ne se focalise pas que sur les grosses métropoles.

Il faut que la loi prévoit que, quand le marché est déjà saturé, on applique une régulation plus importante que lorsqu'on a besoin de créer cette activité VTC et de laisser aux investisseurs une marge de manoeuvre - Jean-Yves Dupriez

Une régulation plus ou moins stricte en fonction des territoires

La loi Granguillaume, qui s'applique depuis le premier janvier, limite déjà les examens de chauffeurs VTC et donc le nombre de conducteurs habilités. Par ailleurs, la Cour de Justice Européenne vient de rendre une décision concernant Uber qui risque de conduire à une régulation supplémentaire de la part de l'Etat. Uber n'y est plus considéré comme un intermédiaire entre passagers et VTC, mais comme une société de transport à part entière.

C'est dans ce contexte que Driver Sitter a choisi d'interpeller Emmanuel Macron, ainsi que la Ministre des Transports et le Secrétariat d'Etat chargé du numérique. Les jeunes entrepreneurs valentinois, qui comptent développer leur service à Saint-Etienne, Grenoble, Dijon, Clermont-Ferrand, Montpellier prochainement, espèrent une réponse rapide de l'Etat.

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