Transports

Lens : un radar de chantier installé sur l'autoroute A 26

Par Bastien Deceuninck, France Bleu Nord lundi 19 octobre 2015 à 7:00

Le radar est installé à l'entrée de la zone de chantier
Le radar est installé à l'entrée de la zone de chantier © Radio France - Bastien Deceuninck

C'est une première dans la région : un radar a été installé sur le chantier de rénovation de l'A26 entre Béthune et Lens. Il flashe les automobilistes qui ne respectent pas la limitation de vitesse temporaire sur la zone de travaux.

Il a beau être visible d'assez loin et annoncé par des panneaux, il flashe. Beaucoup. Un véhicule toutes les minutes en moyenne, même lorsque la circulation est faible. 

Ce radar mobile est installé sur une portion de l'autoroute A 26 entre Béthune et Lens, quelques centaines de mètres avant un chantier de rénovation des barrières centrales. Une zone où la circulation a été réduite à une seule voie et la vitesse limitée à 90 kilomètres heures, au lieu de 110.

Installé sur une remorque, le radar suit la progression du chantier - Radio France
Installé sur une remorque, le radar suit la progression du chantier © Radio France - Bastien Deceuninck

C'est une première sur le réseau de la SANEF, mais certainement pas une dernière. Plusieurs exemplaires de ce radar devraient être déployés dans la région d'ici deux ans. Une mesure nécessaire pour Bertrand Croin, chef de travaux à la SANEF.

 " Malgré la signalisation, les automobilistes roulent encore trop vite dans les zones chantiers. Ils ne sont qu'à deux mètres de nos agents. Alors en cas de problème, un accident peut très vite arriver. En France, deux employés d'autoroute sont victimes d'une collision chaque semaine."

Insultes et crachats

La mesure est évidemment très moyennement accueillie par les automobilistes qui se font flasher. "Quand ils arrivent au niveau du chantier, ils nous insultent et nous crachent même dessus!"

L'implantation du radar n'est pourtant pas décidée par la SANEF : ce sont les services de l'Etat qui décident de l'installer en fonction de la dangerosité du lieu et de la durée du chantier. Comme toujours, c'est l'aspect sécurité qui est mis en avant, plutôt que celui de la répression.

Les ouvriers, eux, apprécient la présence du radar. Une présence qui porte ses fruits: la route étant  majoritairement empruntée pour des trajets quotidiens domicile-travail, les automobilistes qui ne respectent pas la limitation de vitesse se font flasher une fois, mais pas deux.