Ile-de-France : les abonnés Navigo remboursés automatiquement en cas de retards répétés des trains
La SNCF devra bientôt rembourser automatiquement les usagers des trains de banlieue si la ponctualité prévue n'est pas au-rendez-vous pendant plusieurs mois.
C'était une demande de longue date des associations d'usagers qui va bientôt se concrétiser. Le nouveau contrat entre Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la SNCF prévoit le remboursement automatique des abonnements Navigo en cas de retards répétés, indique Valérie Pécresse, la présidente d'IDFM au journal Le Parisien.
Le contrat 2020-2023 que doivent signer IDFM et SNCF Transilien le 9 décembre, avec un an de retard, prévoit que les remboursements des passes Navigo seront désormais automatiques en cas de "situation inacceptable" sur telle ou telle portion de ligne, y compris pendant les grèves.
Le montant dépendra de la durée des retards
Si la ponctualité est inférieure à 80% pendant trois à cinq mois sur une branche, les usagers seront remboursés d'un demi-mois, soit 37,60 euros. Si les mauvais chiffres durent de six à neuf mois, le remboursement sera équivalent à un mois d'abonnement (75,20 euros). "Par exemple, les usagers de la branche La Ferté-Milon de la ligne R ou la ligne P auraient eu droit à un mois de remboursement en 2019", relève Valérie Pécresse
Pour permettre de tels calculs, la régularité ne sera désormais plus calculée en fonction des performances des lignes entières, mais prendra en compte les éventuelles faiblesses de certaines branches. Par exemple, la ponctualité de l'ensemble de la ligne A du RER est de 93%, mais celle de la branche de Cergy en particulier n'est que de 86%. "Dans le contrat présent, on est en bonus. Dans le contrat futur, on sera en malus pour la branche Cergy", explique la présidente d'IDFM.
Plus d'attention accordée à la qualité de service
Le nouveau contrat prévoit un triplement des bonus pour la SNCF en cas de bons résultats, mais des malus possibles. "Nous avons aussi fortement renforcé des critères de qualité de service, tels que la propreté, la sécurité ou l'information voyageurs" en plus de la régularité des trains pour les mesurer, a pointé Valérie Pécresse. "Le service client va enfin être au coeur de la relation."
Le contrat prévoit le versement de plus de 3 milliards d'euros par an à la SNCF pour faire fonctionner les trains de banlieue d'Ile-de-France (une partie des RER A et B, les RER C, D et E, les lignes H, J, K, L, N, P, R et U, ainsi que les trams-trains T4 et T11).