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Transports

Les "arrêts à la demande" à l'essai dans les bus grenoblois

mardi 3 juillet 2018 à 18:09 Par Nicolas Joly, France Bleu Isère

Depuis ce lundi soir, les bus Chrono qui desservent l'agglomération grenobloise peuvent déposer à leur demande les passagers entre deux arrêts à partir de 22h. Expérimentée durant 6 mois, cette mesure vise à réduire les risques d'agression la nuit entre les arrêts de bus et le domicile.

Les bus Chrono pourront déposer leurs passagers entre deux arrêts à partir de 22h
Les bus Chrono pourront déposer leurs passagers entre deux arrêts à partir de 22h - Matthieu Riegler, CC - Wikimedia Commons

Les "bus chrono" expérimentent l'arrêt à la demande à partir du 2 juillet. Cela signifie que les usagers de ces 6 lignes qui desservent l'agglomération grenobloise pourront demander au conducteur de les déposer, même entre deux arrêts. Cette descente un peu particulière ne sera possible qu'à partir de 22h et seulement si le conducteur juge que les conditions de sécurité sont suffisantes. Le dispositif est à l'essai pour une période de 6 mois.

Réduire les risques d'agression

L'objectif de cette expérience est de favoriser la sécurité des passagers. En leur permettant d'être déposés plus près de leur domicile, elle limite les risques d'agression dans la rue en soirée. Elle s'inscrit dans la continuité de la campagne contre le harcèlement sexiste lancée par la TAG fin avril. 

Les conducteurs sont garants de la sécurité des personnes transportées, ils doivent s'assurer que les conditions de sécurité sont réunies pour permettre la descente entre deux arrêts." - Daniel Besancon, directeur de l'exploitation TAG

Une mesure qui ne convient pas aux syndicats

Cette expérimentation n'est pas accueillie à bras ouverts par les conducteurs. Les syndicats s'étaient opposés au projet en comité d'entreprise."Ces mesurettes vont créer plus de problèmes qu'elles ne vont en résoudre", affirme Fernando Martins, délégué syndical Force Ouvrière. Pour Georges Garcia, secrétaire du CHSCT FO, le fait que la sécurité ou non de la descente soit laissée à l'appréciation des conducteurs fait peser sur eux une pression supplémentaire et peut conduire à des situations de conflit : "Il est possible qu'un conducteur accepte de vous déposer entre deux arrêts un soir et qu'un autre juge que c'est dangereux et ne le fasse pas. Donc forcément ça risque de finir en agression ou que les personnes s'énervent et ça alourdit le rôle du conducteur-receveur".

Dès que la mesure a été annoncée, les conducteurs nous ont appelé." - Georges Garcia, secrétaire CHSCT FO

Des essais à Nantes et à Bordeaux

Le dispositif d'arrêt à la demande a déjà été mis en place à Nantes. D'abord à l'essai entre 2015 et 2016, il a finalement été pérennisé malgré des résultats mitigés. À Bordeaux c'est depuis novembre que le système est expérimenté sur deux lignes de bus. Selon Olivier Prax, journaliste de France 3 Aquitaine qui a suivi le dossier, les premiers chiffres sont assez positifs : "On constate entre deux et cinq utilisations par jour et près de 70% des usagers sont au courant que le système existe. Un chiffre qui monte jusqu'à 80% chez les femmes, premières visées par ce type de dispositif."

Les bus Chrono se mettent à l'arrêt à la demande