Transports

Les autocaristes nordistes surfent sur la vague de la loi Macron

Par Faustine Mauerhan, France Bleu Nord lundi 19 octobre 2015 à 19:32

Les cars vert de Flixbus débarquent dans le Nord en novembre.
Les cars vert de Flixbus débarquent dans le Nord en novembre. - Flixbus

Les nouveaux autocars inter-régionaux autorisés par la loi Macron depuis cet été, se multiplient. Y compris dans le Nord Pas-de-Calais où quatre nouvelles lignes se préparent pour le début du mois de novembre. Les autocaristes de la région s'en frottent les mains et cherchent des conducteurs.

Le transport en bus, c’est long, il ne faut pas être pressé, mais finalement ça marche fort. Certaines sociétés ont même déjà dépassé les 100.000 passagers après seulement deux mois et demie de circulation en France. Alors les grands groupes du secteur ouvrent encore plus de lignes. Quatre nouveaux trajets se préparent rien qu'ici, dans le Nord Pas de Calais pour le 5 novembre. Une Tourcoing / Paris, une Dunkerque / Paris, une Béthune / Paris et une Lille / Rennes. Et pour proposer ces lignes, les compagnies s'associent aux autocaristes locaux et ça, c'est du travail en plus pour les gens de chez nous.

"C’est une révolution qu’on ne vivra pas deux fois dans notre carrière."

Tourcoing / Paris à partir de 1 € si on s'y prend à l'avance, c'est 10 fois moins cher que le train, deux fois moins que le covoiturage alors Christophe Ingart, gérant d'ID Voyage à Lens, ne voulait pas rater le coche. Avec les autocars Delgrange et Deltour, il vient de s'associer à Flixbus, une compagnie allemande. A eux trois, les nordistes ont acheté huit nouveaux cars et cherchent des conducteurs. "Il faut trios personnes par cars, donc on embauche 24 conducteurs actuellement", explique le professionnel.

Une garantie de rémunération pour les PME

24 conducteurs pour deux allers-retours par jour la semaine, trois le week-end et même si le bus est quasiment vide, nos autocaristes toucheront une garantie de rémunération, 70% de la recette. De quoi se lancer dans l'aventure sereinement… Sans ça même, les petites PME françaises l'avouent, elles ne pourraient pas entrer sur le marché. "Les forces à mettre en route sont tellement gigantesques que nous, petites entreprises locales, nous ne pouvons pas nous le permettre" avoue Christophe Ingart. "On n’a pas la force de vente, les moyens de marketing que nous propose Flixbus, mais on connaît le terrain."

"Chacun son métier"

Sans ce type de partenariat avec un grand groupe, les PME locales ne pourraient donc pas, elles toutes seules, créer leurs lignes interrégionales. C’est du donnant-donnant explique Hubert Trollé, le responsable du développement chez Flixbus : "Ces lignes régulières rentrent dans notre stratégie de développement sur le territoire français. Nous, chez Flixbus, on sait capter la clientèle, lui proposer un site de réservation en ligne etc. mais tout le côté opérationnel, on le laisse aux transporteurs locaux."

Le reportage auprès des autocaristes nordistes

Avec ça, Flixbus a déjà transporté 15 millions de passagers en Europe depuis le début de l’année 2015. Les autocaristes nordistes espèrent bien pouvoir investir dans quatre nouveaux véhicules rapidement.

Comme Flixbus, la compagnie Isilines, elle aussi, est en train de démarcher les professionnels du secteur pour installer de nouvelles lignes prochainement. Elle en possède déjà deux dans le Nord Pas de Calais et a créé, chez nous, sept emplois de conducteur.