Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Transports DOSSIER : Le pourquoi du comment

Les "cars Macron" sont-ils un succès, près de trois ans après leur lancement ?

mercredi 4 avril 2018 à 4:03 Par Bruno Blanzat, France Bleu Auxerre

Les car à bas coût appelés "Bus-Macron" affichent complet lors des jours de grève à la SNCF. Mais sont-ils un succès, près de trois ans après l'ouverture à la concurrence sur les lignes de plus de 100 kilomètres ?

Les cars Flixbus sont les seuls à s'arrêter à Auxerre
Les cars Flixbus sont les seuls à s'arrêter à Auxerre © Maxppp - Winfried Rotherme

Auxerre, France

Après des débuts compliqués (certaines sociétés comme Mégabus ayant fait faillite) le bilan de ces bus est-il positif ?

L'avenir semble se dégager, même si les trois sociétés qui se partagent le gâteau hexagonale, les françaises OuiBus et Isilines et l'allemande Flixbus perdent de l'argent en France. 45 millions d'euros en 2016 pour OuiBus, la filiale de la SNCF. Mais elles gardent espoir vu la progression de leur chiffre d'affaire : plus de 6 millions de voyageurs sont montés dans les bus Macron en 2016 en France, un million de plus en 2017. On évoque 15 à 25 millions de passagers en 2030. 

Les usagers des bus à bas coût sont de plus en plus nombreux, notamment sur la Ligne Flixbus Dijon-Paris, la seule à s'arrêter à Auxerre. "On a des taux de remplissage qui varient entre 50 et 60% certifie Yvan Lefranc-Morin, l'heureux directeur général de Flixbus France. On a connu sur l'ensemble du territoire français une croissance de l'ordre de 60% entre 2016 et 2017. Et pour la région (Bourgogne-Franche-Comté), on est dans les mêmes offres d'idées. On continue donc de croitre très vite."  

Aujourd'hui, plus de 270 villes françaises sont desservies par les bus Macron en France. Dans l'Yonne, il n'y a qu'Auxerre.

Pourquoi ces bus à bas coût sont-ils de plus en plus fréquentés ?

Grâce au prix surtout. Selon l'Arafer, l’autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, sept passagers sur dix montent dans un bus Macron pour son tarif très intéressant. Dès 4,90 euros pour un Auxerre<>Paris en bus contre 30 euros sans réduction en train.

12% les prennent pour leurs horaires et 5% pour le confort de ces bus : avec wifi, prises électriques, prise USB et bientôt des programmes de divertissement avec des films à la demande.  Le petit bémol, c'est le temps de trajet. Parfois, il ne faut pas être pressé... Entre Auxerre et Paris, Flixbus annonce 2h10 de route. Mais c'est sans compter sur d'éventuels embouteillages alors qu’on peut faire Auxerre-Paris en 1H45 en train.

Y-a-t-il un client type des "bus Macron" ?

Le profil évolue. Au départ, surtout des jeunes. Ils sont encore 44% de moins de 40 ans. mais cela change. "Ils ont été très vite rejoints par une clientèle de séniors selon Yvan Lefranc-Morin. Ce sont des gens qui ont des problématiques de budget, qui ont plus du temps. On a aussi beaucoup de familles, notamment lors des vacances scolaires.  Et on constate sur certaines lignes, notamment sur la ligne Auxerre-Paris,  on a une clientèle de professionnels qui apparait." La moitié des usagers prennent ces bus pour des trajets de moins de 250 kilomètres. Et 55% de ces clients achètent leur billet moins d'une semaine avant leur voyage et 98% sur internet.

Lors du vote de cette loi, en 2015, Emmanuel Macron promettait la création de 22 000 emplois grâce à ces bus. Paris tenu ou pas ?

On en est très loin. Trois ans après, l'Arafer évoque plus de 2 000 emplois, majoritairement des chauffeurs de bus. Mais ils existent, ces emplois, notamment dans l'Yonne où la société d'Autocar Transarc, qui travaille avec Flixbus, en mettant ses cars et des chauffeurs à disposition pour exploiter ces lignes, nous a confirmés avoir créé des emplois, notamment de chauffeurs, mais sans en dire plus. Une société icaunaise qui récupère plus de la moitié du prix payé par le client.

Le Pourquoi du Comment - Radio France
Le Pourquoi du Comment © Radio France - France Bleu